Hier matin, des citoyens désireux de préserver le sentier Papawetish aménagé sur les terrains acquis il y a deux ans par Alfred Boivin se sont rendus sur place afin de bloquer la machinerie forestière en vue de la poursuite de l'ouverture de la phase 4 du projet domiciliaire.
Sylvain Villeneuve, vice-président de la Corporation du parc Rivière-du-Moulin, a expliqué que les manifestants avaient tout d'abord l'intention d'installer un campement sur place afin de bloquer l'accès à la machinerie. «Nous avons demandé aux gens de se calmer puisque nous avons reçu l'assurance de la part des gens d'Alfred Boivin que les travaux cesseraient pour une semaine», a mentionné M. Villeneuve.
Ce dernier ajoute que l'objectif de la direction du parc n'est pas d'empêcher le développement immobilier, mais plutôt de protéger le sentier qui a été aménagé il y a une vingtaine d'années à l'extérieur du parc. «On demande de nous laisser une bande de protection. Ça exigerait qu'Alfred Boivin abandonne le développement de 22 terrains à 50 000$ chacun. C'est pourquoi, ils exigent 1,1 M$.»
Le porte-parole convient que le problème soulevé aujourd'hui était prévisible puisque les journaux Progrès-Dimanche et Le Quotidien avaient effectué un suivi des transactions immobilières en titrant même à la une. Malheureusement, il croit qu'il est trop tard pour faire reculer tout le monde. «Je pense que le plan d'urbanisme de la ville fait défaut. C'était déjà trop tard.»
Pour ce qui est de Steeve Girard, l'instigateur de la manifestation organisée hier, il a réitéré que l'objectif de sa démarche est de conserver le sentier Papawetish afin que les marcheurs en été et les skieurs de fond en hiver puissent continuer à l'utiliser.
«Des gens étaient prêts à camper ici tout l'été. Cette semaine, des gens vont circuler pour s'assurer que la trêve est respectée.»
Une fois les assurances données, le groupe a quitté les lieux tout comme les médias.
Du côté des Entreprises Alfred Boivin, la direction n'a pas retourné nos appels.