Cette entente prévoit que les étudiants participeront à un comité d'une vingtaine de personnes dont le mandat sera d'étudier les frais afférents chargés aux étudiants afin d'y réaliser des économies devant compenser pour la hausse des frais de scolarité que Québec entend appliquer dès la prochaine session.
Selon le responsable des communications, Jean Wauthier, l'institution régionale fait payer aux étudiants des frais afférents de l'ordre de 250 $ en moyenne par session pour le programme régulier de cinq cours, ce qui représente une somme annuelle de 500 $, ce qui se situe sous la moyenne québécoise des universités.
«C'est généralement reconnu qu'il y a un sous-financement de l'ordre de 500 à 600 millions $. La part de l'UQAC dans le sous-financement universitaire est de l'ordre de plus ou moins 10 M$ par année. Ce sous-financement limite la capacité de l'université pour l'embauche de professeurs réguliers qui assurent l'encadrement des étudiants et effectuent des travaux de recherche», explique le porte-parole de l'UQAC.
125 $ par session
Les sommes récupérées et prévues à l'entente sont de l'ordre de 125 $ par session sur la facture des frais afférents. Pour l'UQAC, il s'agirait d'une réduction de 50 % de la facture des frais afférents alors qu'ils sont parmi les plus bas au Québec. Jean Wauthier indique qu'il est plus facile de trouver la somme ciblée sur une facture de 1000 $.
La facture d'un étudiant de l'UQAC est de l'ordre de 1325 $ par session. Il verse 241 $ pour les frais afférents, lesquels comprennent les différentes cotisations aux associations étudiantes, un droit d'utilisation pour les équipements sportifs (79 $). L'autre poste majeur des frais afférents est celui de la technologie avec un montant de 63 $.
La facture pour le pavillon sportif représente une économie alors que l'université doit tenir à jour son réseau informatique. Elle perçoit donc un montant spécifique pour cet item qui constitue un service essentiel.
Depuis l'annonce du règlement, plusieurs universités ont fait avoir que les marges de manoeuvre sont minces et qu'il sera difficile de récupérer dans les frais afférents l'augmentation décrétée des droits de scolarité.
Une première association dit non
Une première association étudiante de l'UQAC, qui ne compte que 10 membres (maîtrise en étude régionale), a déjà rejeté l'entente intervenue entre Québec et les associations étudiantes.
L'association qui regroupe tous les étudiants de l'université, MAGE-UQAC, tiendra quant à elle une assemblée générale spéciale à 18 h jeudi. Elle soumettra alors au vote l'entente intervenue avec le gouvernement du Québec.
La présidente du MAGE-UQAC, Claire Gressier, a signalé qu'il n'y aura pas de recommandation faite aux étudiants sur l'acceptation ou le rejet des offres.
L'association adopte la même politique que la FEUQ qui n'a pas recommandé à ses membres d'accepter ou de rejeter l'entente.