«Mon collègue Clément Gignac me l'a confirmé et j'ai avisé le maire Simard de cette nouvelle. Je ne comprends pas l'attitude de Résolu d'avoir mis à pied les travailleurs alors qu'on leur disait que la situation se réglerait dans les prochaines heures», a mentionné le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune.
Le ministre assure que son gouvernement n'accélère pas le processus à la suite de la grogne manifestée par les travailleurs jeudi dans le stationnement de la papetière. «Pas du tout. Je le répète, c'était une question d'heures jeudi et non de semaine. Ce n'était pas une question de prix entre les deux, mais de petits détails à régler», a-t-il ajouté.
«Je trouve déplorable que Résolu ait semé le doute chez les travailleurs. J'espère que ce n'est pas une manoeuvre pour faire pression sur nous. C'est désolant de voir ça et regrettable que les employés vivent ce genre de situations alors que les négociations se poursuivaient», a-t-il déclaré.
Le contrat, qui s'étalerait sur 15 ans, prévoit un tarif de 10,6 cents du kilowattheure, presque le double de ce que recevait Boralex quand la compagnie était propriétaire de l'usine, soit 5, 5 cents. Les revenus sont évalués à plus de 5 M$ par année. À ce prix, il est plus difficile de rentabiliser les usines de cogénération, car les coûts de production peuvent varier entre 3 et 4 cents du kilowattheure selon la hausse du prix des écorces. D'ailleurs, la centrale de Saint-Félicien est actuellement en vente, car elle doit composer avec un contrat moins avantageux qui se situe autour de 5,5 cents du kilowattheure.
Cet engagement réjouit le maire de Dolbeau-Mistassini, Georges Simard. «M. Simard et Gignac m'ont appelé pour me donner cette information ce matin (hier). J'ai confiance en eux. J'ai hâte que ça se règle, car j'ai passé par toute la gamme des émotions avec la fermeture et la réouverture de cette usine», a-t-il commenté.
De son côté, le président du syndicat, Pascal Cloutier, espère qu'il s'agit d'une véritable promesse et que ça ne créera pas encore de faux espoirs auprès des employés. «Ce que j'entends, c'est que ça débloque. C'est drôle, ça se passe le lendemain que nous avons décidé de manifester notre mécontentement, car c'est vrai que la compagnie s'était fait dire que les délais seraient d'au moins deux semaines», a-t-il déclaré.