Répartition de l'emploi dans la fonction publiqu

Mise en garde du Mouvement Québec français

En raison d'une trop grande représentation des emplois unilingues et  bilingues... (Photo Rocket Lavoie)

Agrandir

Photo Rocket Lavoie

Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Jonquière) En raison d'une trop grande représentation des emplois unilingues et bilingues dans la fonction publique du Québec, les régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean contribuent indirectement à l'anglicisation de la grande région montréalaise, selon le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu.

M. Beaulieu était de passage dans la région, mercredi, en compagnie de Claire Bouchard, représentante régionale de l'organisme, et de Brigitte Claveau, représentante régionale du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec.

S'appuyant sur une étude réalisée par Henri Thibaudin, de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC),

M. Beaulieu a rappelé que les secteurs de la santé, de l'enseignement et de l'administration publique ont des dispositions particulières afin de rendre accessibles leurs services en anglais. Ces dispositions ont été prises pour la communauté anglophone, qui représentait 8,7 % de la population du Québec en 2006. Il en résulte que ce sont 135 250 emplois qui sont soutenus par les secteurs cités plus haut, ce qui représente une masse salariale dépassant 6 milliards $ par année.

Au total, ces emplois unilingues et bilingues représentent 13,9 % du nombre d'emplois des secteurs de l'administration, de l'éducation et de la santé, une situation dénoncée par le Mouvement Québec français. « Nous croyons qu'il faut redistribuer les ressources publiques pour refléter le fait que le français est la langue commune du Québec. Il faut s'assurer que la fonction publique francophone occupe un juste poids. On demande qu'il y ait une plus grande équité envers les universités et les cégeps francophones. Ça ne peut se faire qu'en renforçant les dispositions de la Loi 101 », mentionne M. Beaulieu.

Le Mouvement Québec français ne souhaite pas sous-financer les secteurs anglophones, mais plutôt mieux répartir la richesse entre francophones et anglophones.

Dans le secteur de la santé, il affirme que la construction du Centre de santé McGill, unilingue anglophone, équivaut en terme d'investissement à deux fois le stade olympique, ce qui contribuera encore à angliciser cette région du Québec.

Les responsables du Mouvement affirment que les citoyens du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en raison de la forte prépondérance du nombre de francophones, ne sont pas soucieux de l'urgence de préserver la langue française. Toutefois, il y a lieu d'être prudent puisque la région n'échappe pas à une recrudescence de l'affichage unilingue. Selon Mme Claveau, il suffit de se promener dans le mail du plus grand centre commercial de la région pour se rendre compte que les affiches de 25 chaînes commerciales ne répondent pas aux critères de la Loi 101.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer