Depuis trois semaines, une douzaine de travailleurs d'Entreprise Luc Lavoie sont à l'oeuvre afin de procéder à la coulée des murs de béton du futur bâtiment qui renfermera la nouvelle fromagerie ainsi que le commerce de distribution de produits fromagers.
Le travail a débuté après les travaux de dégagement des débris de l'incendie et la fin de période de dégel. Selon Luc Boivin, directeur du marketing, le nouvel immeuble sera un peu plus grand que celui incendié parce qu'il sera érigé sur un seul étage plutôt que deux. «Nous agrandissons le garage et nous ajoutons une nouvelle aire de réception des marchandises.»
Comme ce n'est pas tous les jours que l'on construit une fromagerie avec les normes sanitaires obligatoires qui s'appliquent, Gerry Verhelle, responsable de la santé et sécurité du travail, a observé des choses plutôt inhabituelles dès le départ avec l'installation de tuyaux de drain tout en acier inoxydable plutôt qu'en matière plastique tandis que l'ensemble des systèmes de tuyauterie ne comporteront aucun travail de soudure. M. Boivin reconnaît que la construction de la fromagerie doit être réalisée selon des normes bien spéciales.
C'est d'ailleurs ce qui explique qu'en terme de coûts, une grande partie des travaux de reconstruction de 10 à 15 M$ seront affectés à la mise en place de équipements de production de la fromagerie.
«Nous avons signé un contrat avec l'entreprise Squaltech, de Québec pour la fourniture des équipements qui seront prémontés et précâblés afin de sauver le maximum de temps. L'objectif est de reprendre la production de fromage cheddar et de débuter la production du fromage Amooza, pour la compagnie Kraft, en septembre prochain.»
En ce qui a trait à la production de poudre de lactosérum, l'usine fonctionne de nouveau depuis février dernier.
85 emplois
Si après l'incendie, la direction a dû mettre à pied du personnel de production pour des raisons évidentes, M. Boivin a mentionné qu'actuellement, la liste de paye de la fromagerie comprend 85 noms dispersés entre Saint-Fidèle, le comptoir temporaire de la rue Victoria ainsi que l'usine de lactosérum. Plusieurs travaillent à temps partiel selon une formule de temps partagé. «Avec les employés pour le contrat de Kraft, nous comptions 110 employés avant l'incendie», précise M. Boivin.