L'UNESCO va agir, dit Blackburn

Le délégué permanent du Canada au bureau de... (Photo: Gimmy Desbiens, Archives Le Quotidien)

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Le délégué permanent du Canada au bureau de l'UNESCO à Paris, Jean-Pierre Blackburn, entend promouvoir les actions de l'organisme pour maintenir la liberté de la presse.

Photo: Gimmy Desbiens, Archives Le Quotidien

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Plus de 370 journalistes ont été assassinés à travers le monde au cours des cinq dernières années (2006-2011). L'UNESCO entend intensifier son plan d'action afin de renforcer les mécanismes de protection et accentuer la coopération avec les États membres.

L'ambassadeur Jean-Pierre Blackburn a beau s'être éloigné de la jungle médiatique de la colline parlementaire canadienne, cela ne l'empêche pas de s'intéresser de très près à l'importance de la liberté d'expression et de la liberté de la presse.

En prévision de la journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai, le délégué permanent du Canada au bureau de l'UNESCO à Paris entend promouvoir diverses actions de l'organisme pour maintenir et accentuer la liberté de la presse.

En entrevue avec Le Quotidien, M. Blackburn dit avoir pris connaissance de l'ampleur du problème lors de la 28e session du Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (PIDC).

«Le rapport de la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, (La sécurité des journalistes et la question de l'impunité) présente un portrait du nombre de journalistes assassinés entre 2006 et 2009. Ce sont 245 journalistes qui ont péri durant cette période (127 en 2010 et 2011). Un constat surprenant et inquiétant. Au Canada, c'est difficilement concevable, mais c'est une réalité à laquelle l'UNESCO est confrontée», mentionne M. Blackburn.

«L'UNESCO traite cette question avec beaucoup de sérieux et accentue le pas afin de promouvoir les valeurs de liberté d'expression et de liberté de la presse avec ses 195 États membres», ajoute l'Ambassadeur du Canada.

Pourtant, l'UNESCO dénonce chacun de ces assassinats et exige que le pays, où le drame s'est produit, enquête sur l'attaque et traduise les auteurs devant la justice. L'UNESCO a obtenu des informations sur une base volontaire en provenance de 101 pays. Seulement neuf de ces cas ont mené à une condamnation.

«Cela en dit long sur le chemin qui reste encore à parcourir, de même que la protection des journalistes, la question de l'impunité et la liberté d'expression et la liberté de la presse.

«C'est sans compter les journalistes qui sont intimidés, harcelés, menacés, torturés, violentés ou violés, car ces statistiques n'existent pas. Lorsque les journalistes ne peuvent accomplir leur travail, la démocratie et le développement s'en trouvent brimés. D'où l'ampleur de la tâche», exprime l'ambassadeur canadien.

Mais l'UNESCO n'a pas l'intention de se limiter à ces dénonciations. Elle entend mettre des mesures appropriées pour créer un environnement libre et sûr pour les professionnels des médias dans les situations conflictuelles ou non. Un plan d'action axé sur un renforcement des mécanismes de protection des journalistes au sein des Nations Unies, des mesures de coopération avec les États membres et des partenariats avec d'autres organisations sont envisagés.

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