Toute une famille de diplômés

Marie-Anne Blackburn, Carmen Côté, Gilles Tremblay et Julie... (Photo Rocket Lavoie)

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Marie-Anne Blackburn, Carmen Côté, Gilles Tremblay et Julie Tremblay sont tous membres d'une même famille. Ils obtiendront chacun un diplôme universitaire de l'UQAC lors de la collation des grades.

Photo Rocket Lavoie

Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) L'édition 2012 de la collation des grades de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) aura une signification bien particulière pour une famille de la région. Quatre de ses membres obtiendront un diplôme en même temps.

Carmen Côté, une technicienne en gestion à l'emploi de l'UQAC, recevra une maîtrise en gestion de projets. Son conjoint, Gilles Tremblay, qui agit comme conseiller principal, gestion des actifs, chez Rio Tinto Alcan (RTA), mettra pour sa part la main sur un MBA. Sa fille, Julie Tremblay, se verra remettre un baccalauréat par cumul, alors que la nièce de Carmen, Marie-Anne Blackburn, obtiendra elle aussi un MBA.

Les hasards de la vie ont fait en sorte que chaque membre de cette famille reconstituée a fait le choix de poursuivre des études supérieures à peu près au même moment. Dans le cas de Gilles Tremblay, il a amorcé un baccalauréat à temps partiel il y a environ dix ans. Ce diplôme était requis dans le cadre de ses activités professionnelles. Sa conjointe, Carmen, détentrice d'un diplôme d'études collégiales et employée de l'université régionale depuis plusieurs années, caressait un projet de retour aux études depuis un certain temps.

Après avoir entrepris des démarches au bureau du registraire, la dame a obtenu la surprise de sa vie en recevant la proposition d'une maîtrise en gestion de projets. Le processus de reconnaissance des acquis et compétences lui a permis de mettre à profit son expérience professionnelle et joindre les rangs d'un programme d'études universitaires de deuxième cycle.

«Pour moi, une maîtrise était carrément impossible. Au départ, je voulais simplement suivre un cours en gestion de projets, peut-être dans le but de faire un certificat. J'ai réfléchi à tout ça et je me suis dit: pourquoi ne pas essayer? «, relate Carmen Côté, 51 ans. Le retour sur les bancs de l'école a considérablement modifié la dynamique du couple Côté-Tremblay. Si bien que Gilles, qui avait complété son baccalauréat, a décidé de se lancer à nouveau dans un projet d'études en s'inscrivant au MBA. Les tourtereaux ont ainsi pu se soutenir mutuellement et mieux comprendre leur réalité mutuelle. De l'aveu des deux parties, plusieurs projets ont dû être mis en veilleuse pour faciliter la réussite scolaire de chacun.

Suite logique

Marie-Anne Blackburn, qui est la fille de la soeur de Carmen Côté, est aussi à l'emploi de l'UQAC depuis quelques années. Responsable de la gestion de projets à l'international, Marie-Anne possède déjà un baccalauréat en communications. Elle a également étudié et vécu en Chine pendant trois ans. Pour la jeune femme, le MBA devenait une suite logique, un atout lui permettant de parfaire ses connaissances en matière de gestion.

«Je me suis rendue compte que, dans le cadre de mes fonctions, tout ce qui touchait au volet communications allait très bien. Mais pour le côté gestion, c'était un peu plus compliqué», a-t-elle indiqué en entrevue. Aujourd'hui, Marie-Anne n'écarte pas la possibilité de poursuivre sur sa lancée en s'inscrivant au doctorat en communications.

Enfin, Julie Tremblay, 24 ans, a bifurqué de son parcours initial en troquant l'enseignement pour le travail de bureau. À l'occasion de la cérémonie de remise de diplômes, elle obtiendra un baccalauréat général, alors qu'elle complète présentement une formation professionnelle en secrétariat.

«J'ai débuté mon bac en enseignement du français au secondaire en 2008. Après un certain temps, j'ai compris que je n'étais pas à ma place. On m'a proposé d'aller me chercher un baccalauréat par cumul et j'ai choisi de m'orienter vers un autre domaine», explique Julie, qui a rapidement pris conscience des embûches relatives à l'obtention d'un poste en enseignement. En paix avec sa décision, Julie espère pouvoir obtenir son DEP à la fin de cette année. En attendant, elle s'intéresse aux offres d'emploi publiées dans son futur secteur d'activité. Suivre les traces de son père en poursuivant une carrière chez RTA fait partie des possibilités. La jeune fille est cependant bien consciente qu'elle ne pourra bénéficier de l'aide de son papa pour y parvenir et devra donc emprunter les canaux officiels.

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