Des finissants au programme de Techniques policières du collège d'Alma ont présenté, hier, une conférence sur l'intimidation aux élèves de la troisième à la sixième année de l'école Antoine-de-St-Exupéry, de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. Les cinq étudiants ont passé la journée à l'école du boulevard de l'Université pour discuter d'intimidation et des façons de la contrer.
L'intimidation peut être verbale ou physique et peut même exclure une personne d'un groupe. Mais peu importe la façon de faire, l'intimidation est illégale et inacceptable.
«Dans le cadre de notre programme d'études, nous avons mis sur pied un projet communautaire. Nous avons établi un protocole d'intervention avec les dirigeants de l'école. Nous voulons en apprendre un peu plus aux jeunes sur les formes d'intimidation, sur ce qu'ils peuvent faire pour l'éviter ou l'arrêter. Nous voulons leur dire qu'ils doivent dénoncer l'intimidation, qu'ils ne doivent pas se taire», explique Charles-Henri Jenniss, un des étudiants du programme.
Les finissants du collège d'Alma ont suivi le cours de dissuasion et de prévention en relation avec le travail policier. La formation vise à sensibiliser les jeunes au fait de dénoncer l'intimidation et à se respecter.
«Nous leur donnons la définition du terme, nous donnons des exemples d'intimidation comme le harcèlement et l'exclusion et nous donnons des solutions aux jeunes», mentionne l'enseignant Serge Girard (ancien policier de Saguenay).
Dans leur dépliant, ils expliquent que l'intimidation, c'est se moquer d'une personne, de lui donner des surnoms, de l'humilier, de l'exclure, de la menacer avec l'intention de lui faire du mal ou de la frapper.
«Ça n'a rien à voir avec une simple chicane entre amis qui se termine et s'oublie. C'est quelque chose qui se répète jour après jour», lance Romano Starnino, qui livrait la conférence en compagnie de Marie-Anne Morissette.
«Si je vole le ballon de Marie-Anne dans la cour d'école une fois, ce n'est pas de l'intimidation. Mais si je le fais tous les jours, cela le devient», raconte-t-il.
Ils ont aussi donné des conseils sur l'utilisation de Facebook, afin de le rendre sécuritaire.
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