Durant une bonne partie de la journée, des parents, des citoyens, des enfants, des étudiants, des politiciens et des syndicalistes ont pris part à la cause, hier, sur les terrains de la bibliothèque de Chicoutimi. Une journée qui s'est déroulée dans le calme et qui a connu son moment fort au moment où les cloches des églises du diocèse de Chicoutimi se sont fait entendre durant deux minutes.
Comme dans plusieurs autres villes du Québec et de la planète, les Saguenéens et les Jeannois ont participé au Jour de la Terre à Chicoutimi, Alma et L'Anse-Saint-Jean. Plusieurs invités ont tenu un petit discours sur l'importance de protéger la planète.
Mais ils ont aussi pris le temps de discourir sur la situation qui prévaut depuis plusieurs semaines à travers la province. En fait, le slogan de la journée portait sur l'indignation. L'indignation face à la planète, mais aussi devant la situation à laquelle les étudiants collégiaux et universitaires doivent faire face et devant le lock-out décrété le 1er janvier par la multinationale Rio Tinto Alcan.
«Nous avons invité tout le monde. On voit des gens qui sont ici pour défendre la Terre, d'autres pour dénoncer l'indignation envers la planète. Il a été question d'énergie renouvelable et cela a permis aux gens qui cultivent la terre de faire part de leurs opinions. Notre planète ne va pas bien. C'est même assez tragique. Nous sommes très en retard et il va falloir se prendre en main pour la remettre en ordre», explique Gilbert Talbot, l'un des organisateurs du Jour de la Terre pour l'organisme Occupons Saguenay.
Des événements similaires se sont aussi tenus à Alma et à L'Anse-Saint-Jean.
Le député du NPD dans Chicoutimi-Le Fjord, Dany Morin, a tenu à rappeler que le parti de Thomas Mulcair se tient debout pour l'environnement et dénonce les gestes destructeurs des conservateurs de Stephen Harper en cette matière.