Drogue du viol: augmentation des agressions

Les femmes de 35 ans et plus sont... (Photo Rocket Lavoie)

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Les femmes de 35 ans et plus sont davantage touchées par la récente vague d'agressions sexuelles à l'aide des drogues du viol.

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Myriam Gauthier
Le Quotidien

(Chicoutimi) Les cas d'agressions sexuelles commises à l'aide des drogues du viol ont augmenté à Saguenay dans la dernière année. La plupart des femmes agressées avaient plus de 35 ans.

Les intervenantes du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Saguenay, la Maison Isa, ont enregistré depuis un an 10 demandes d'aides dans des cas de drogue du viol. Dans les dernières années, la maison d'aide recevait plutôt une ou deux demandes chaque année.

«Cela fait 20 ans que je fais des relations d'aide, et c'est la première fois que je vois autant de cas de drogues du viol, constate l'intervenante Carole Tremblay, de la Maison Isa. On ignore pourquoi. C'est un phénomène très difficile à cerner. On constate une importante augmentation, mais ces données ne représentent pas nécessairement la réalité, car ce ne sont pas toutes les femmes qui demandent de l'aide après une agression.»

Mme Tremblay n'est pas en mesure de cibler un secteur particulier de Saguenay. Bien sûr, les événements se produisent surtout dans les bars. Une femme peut aussi être intoxiquée par des drogues du viol lors d'une fête privée. Dans la majorité des cas, la victime connaît son agresseur.

Dans la région, les femmes qui ont été victimes de ce genre d'agression sexuelle dans la dernière année sont âgées de plus de 35 ans.

«Aucune femme n'est à l'abri, précise Carole Tremblay. On ne sait pas pourquoi les femmes de 35 ans et plus sont davantage touchées par ce crime. Peut-être qu'elles sont moins sur leurs gardes, car elles croient que les jeunes femmes sont plus souvent ciblées. Sous toutes réserves, j'ai aussi entendu dernièrement que la dernière MODE chez certaines jeunes est de trouver une femme ''expérimentée''...»

Lac-Saint-Jean

Les intervenantes du CALACS Entre Elles, du Lac-Saint-Jean, n'ont pas observé une telle hausse dans leur secteur. «Les agressions sexuelles à l'aide de drogues du viol sont une réalité que nous connaissons aussi, explique une des intervenantes du centre, Jocelyne Gagné. Depuis les cinq dernières années, je n'ai pas cependant pas observé d'augmentation.»

Le constat est le même du côté de la maison mère des CALACS, qui n'a pas observé d'augmentation particulière ailleurs au Québec. «Nous faisons cependant de plus en plus de sensibilisation, ce qui fait que l'on peut déduire que le nombre de cas augmente, même si cela ne se reflète pas dans nos données», souligne la porte-parole des CALACS, Karine Tremblay. Les agressions sexuelles avec intoxication involontaire représentent 2 à 3% des demandes d'aides reçues.

Les femmes qui souhaitent obtenir de l'aide à la suite d'une agression sexuelle peuvent le faire en composant le 418-545-6444 (Maison Isa) ou le 418-275-1004 (Entre Elles).

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