Celui qui a dirigé la CRÉ pendant les deux dernières années a été bref dans son allocution de départ lors de l'assemblée publique d'hier. Le conseiller municipal n'est surtout pas revenu sur les périodes difficiles des deux dernières années et a surtout mis l'accent sur la nécessité pour le président de la CRÉ de toujours tenir compte du fait qu'il a une lourde responsabilité lorsqu'il représente la région à l'extérieur.
Georges Bouchard ne quitte pas définitivement puisqu'il demeurera à un poste de directeur de l'organisme. Il pourra ainsi supporter le nouveau président André Paradis qui a été élu sans surprise. Le maire de Saint-Henri-de-Taillon a repris sensiblement dans le même sens que son prédécesseur quand il s'est adressé à ses collègues.
Selon André Paradis, la région a plus que jamais besoin d'établir des consensus en ayant recours à la concertation : « La région est fortement ébranlée. La solidarité et la concertation sont plus nécessaires que jamais pour tenter de trouver des solutions aux problèmes. «
Dès hier, André Paradis a donné une bonne idée de la direction qu'il entend prendre à la tête de l'organisme. Il souhaite profiter des célébrations du 175e anniversaire de la région pour rapprocher la CRÉ de la population. Assez rapidement, les assemblées publiques de la CRÉ vont se dérouler en alternance au Lac-Saint-Jean et au Saguenay de façon à démontrer que l'organisme doit représenter toute la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Au cours des dernières années, la CRÉ avait développé la pratique de tenir ses rencontres officielles au Saguenay.
La CRÉ a évidemment rencontré au cours des derniers jours les dirigeants de l'Agence régionale de la santé pour discuter de tout le projet d'achat centralisé qui fera en sorte que les établissements du réseau de la région seront désormais intégrés dans un groupe d'achat qui couvre tout l'est du Québec. Depuis l'annonce de cette mesure administrative, plusieurs organismes économiques ont dénoncé cette façon de fer en affirmant que les petites entreprises de la région, et même celles de dimension plus importante comme les coopératives agricoles et les producteurs de formage, auraient de la difficulté à déposer des soumissions pour battre les géants de l'alimentation ou des autres secteurs des produits et services.
Georges Bouchard a indiqué que les explications fournies par les dirigeants de l'agence avaient satisfait la CRÉ. Il invite toutefois les organismes régionaux à demeurer prudent face à ce changement dans la façon de faire des établissements du réseau de la santé. Georges Bouchard compte sur le fait que les dirigeants de l'agence sont aussi des personnes qui ont à coeur le développement de la région.
Finalement, le président de l'Union des producteurs agricoles de la région, André Fortin, a fait le point sur les transactions foncières réalisées sur des terres agricoles et mettant en présence la Banque Nationale du Canada. Des discussions entre la direction de l'UPA à Longueuil et le président de la banque Louis Vachon ont eu lieu.
« Depuis hier, il n'y a pas de transaction sur les terres agricoles impliquant la Banque Nationale du Canada. C'est le résultat de discussions entre nos dirigeants et M. Vachon «, a insisté André Fortin. Cet arrêt ne sera pas éternel et devrait permettre d'établir une stratégie afin d'éviter que les plus belles terres agricoles de la région ne deviennent des objets de spéculation et servent principalement à l'agriculture.