Cette assurance a été donnée par le porte-parole de EDF EN, Daniel Giguère, à la suite de la présentation la semaine dernière devant le Bureau d'audiences publiques de l'environnement (BAPE) d'un mémoire de l'Association québécoise du transport aérien (AQTA) et de son représentant Pierre Decelle qui souhaitent obliger le promoteur à déplacer les éoliennes qui sont dans le champ de vision du radar de la base et même à forcer EDF EN à revoir et à repositionner son parc éolien afin de ne jamais nuire à la navigation aérienne.
L'AQTA estime que la présence future du parc peut avoir un effet important et dangereux sur les outils de navigation par la création d'interférences par occultation, réflexion de type miroir, échos parasites ou diffusion du signal susceptibles de faire disparaître ou réapparaître des avions en vol.
M. Giguère a qualifié d'étonnante la position de l'AQTA exprimée la semaine dernière puisque l'organisme qui regroupe, entre autres, les transporteurs aériens, aéroports, écoles de pilotage, entreprises d'entretien auraient pu le faire bien plus tôt, soit depuis 2008, moment ou les intentions ont été dévoilées. « Nous sommes en contact constant avec les autorités de la Base de Bagotville et l'Aérogare de Bagotville. En aucun moment, il n'y a eu d'échanges avec l'AQTA. Les éléments exposés sont des choses que nous connaissions «.
Les discussions entamées avec la 3e Escadre confirment qu'une partie des éoliennes dans la configuration actuelle seront visibles par les radars de la base, selon M. Giguère. La modernisation des radars actuels, qui date de quelques années, des ajustements techniques figurent à l'agenda des discussions entre les intervenants concernés, dont le commandement aérien basé à Winnipeg. « Les autorités de la base investissent 25 M$ dans le renouvellement des équipements de communication. On sait que la technologie est existante ailleurs dans le monde. Ce n'est pas le seul endroit au monde ou il y aura présence d'éoliennes près d'un aéroport «, affirme M. Giguère.
Le porte-parole d'EDF EN Canada, rappelle que depuis le début du processus d'évaluation environnementale, le gouvernement fédéral n'a jamais manifesté d'opposition au projet de parc éolien.
Du côté de l'AQTA, le président-directeur général, Éric Lippé, a déclaré que l'intention de son organisme n'est pas de s'opposer à tout prix au projet de parc éolien, mais bien de s'assurer que tous font leur devoir comme il se doit pour assurer la sécurité des voyageurs aériens.