Cette décision a été annoncée, hier, par Serge Simard, ministre délégué aux Ressources naturelles, après avoir consulté Georges Bouchard, président de la Conférence régionale des élus (CRÉ), et les présidents des syndicats de l'Usine Kénogami.
En entrevue, M. Simard a précisé que les discussions avec Résolu ne portent pas sur la rétrocession de Jim-Gray, car il est maintenant acquis que Québec en prendra possession.
«On prolonge le délai pour se donner la chance de finaliser une entente portant sur des investissements de Résolu dans la région. Tout le monde est sur la même longueur d'onde.»
Le ministre a indiqué que le «package» comprend une foule de demandes et de garanties portant sur l'approvisionnement en fibres, la réouverture de l'Usine de Dolbeau-Mistassini, le maintien en opération des usines Kénogami et Alma et d'autres sujets sur lesquels M. Simard n'a pas voulu élaborer. Il a répété que tout est sur la table à l'exception de l'idée de laisser la centrale aux mains de Résolu.
«L'important pour nous est que la région ressorte gagnante au maximum. Ce n'est pas toujours évident. C'est une grande entreprise. On sait d'où ils viennent et ils ne sont pas faciles», a déclaré M. Simard.
Chez Résolu, le porte-parole, Pierre Choquette, a déclaré que Québec a demandé un délai pour la prise en charge de la centrale et la demande a été acceptée.
«Nous allons poursuivre les discussions avec le gouvernement, mais on n'entrera pas dans les détails sur la nature des discussions. Nous commenterons une fois que toutes les discussions seront terminées par respect pour les gens qui sont assis autour de la table.»
Du côté syndical, Jean-Guy Tremblay, président du SCEP local 50Q, a mentionné que les travailleurs se doutaient qu'il y aurait un prolongement. «Les discussions sont rendues à la tête, soit entre Richard Garneau et Clément Gignac. C'est à eux de donner une finalité à tout ça.»
Le syndicat souhaite que la négociation permette de trouver un nouveau créneau de papier pour la machine no 6, réitère M. Tremblay.
Georges Bouchard mentionne que la CRÉ continue de travailler dans une relation de confiance avec le ministre Clément Gignac dans la mesure où il respecte les prises de position régionales. À ce sujet, il assure que tout le monde est à la même enseigne.
Selon sa connaissance du dossier, les discussions actuelles tournent autour des modalités de transfert de la centrale. Le ministre Gignac s'est rendu compte de la complexité du dossier avec la présence de lignes directement connectées à l'Usine Alma, les possibilités d'interconnexion à partir d'Adam-Cunningham. «Dans cette négociation, tout est sur la table, sauf la rétrocession de la centrale. Il faut continuer d'avancer», conclut M. Bouchard.