Entrepreneurs forestiers en colère

Assez les profiteurs!

Les propriétaires de machineries souhaitent aussi que le... (Archives)

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Les propriétaires de machineries souhaitent aussi que le prix accordé pour la récolte du bois corresponde à leur réalité économique.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(DOLBEAU-MISTASSINI) Les entrepreneurs forestiers du Québec sont tellement exaspérés de leur situation actuelle qu'ils menacent de ne pas redémarrer leurs machines, dans quelques semaines, pour la récolte forestière 2012-2013.

«Nos membres sont très mobilisés et ils sont tannés de se faire exploiter. Ils veulent être absolument reconnus par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et par les donneurs d'ouvrage comme un maillon essentiel de l'industrie forestière. Ils sont au bout du rouleau et ils n'ont pas l'argent pour se réparer et commencer une nouvelle saison», mentionne la directrice générale de l'Association des propriétaires de machineries forestières, Isabelle Tanguay.

Mercredi soir, une centaine de membres se sont réunis à Dolbeau-Mistassini pour donner un mandat clair à leur association pour que les choses changent.

Ils ne veulent plus être considérés comme des bûcherons, mais comme des entrepreneurs qui gèrent une PME. S'ils étaient reconnus comme des entrepreneurs, ils pourraient être admissibles à des programmes de subvention du gouvernement, soutient la directrice générale, et ainsi obtenir un meilleur accès à des capitaux auprès des banques. Les propriétaires de machineries souhaitent aussi que le prix accordé pour la récolte du bois corresponde à leur réalité économique.

«Nos entrepreneurs font vivre en moyenne de 5 à 6 familles. Ils possèdent de l'équipement d'une valeur moyenne de 1,2 million$, ce qui n'est pas rien dans l'économie. Nous sommes la base de l'économie de 200 municipalités au Québec, c'est le temps qu'on nous reconnaisse», réclame-t-elle.

Compagnie forestière

Isabelle Tanguay n'est pas tendre envers les donneurs d'ouvrage. «Nos membres sont à bout des menaces qu'ils subissent. Il y a de la détresse psychologique. Le régime de terreur, on n'en veut plus en forêt. Il va falloir signer des contrats très clairs avec les donneurs d'ouvrage et ne plus être à leur merci», ajoute-t-elle.

L'association exige donc une rencontre rapidement avec le ministre Clément Gignac pour dénouer cette impasse qui pourrait compromettre la récolte forestière et ainsi paralyser le fonctionnement de plusieurs scieries et papetières.

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