Campement démantelé à l'UQAC

Une dizaine de policiers ont demandé aux étudiants... (Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Une dizaine de policiers ont demandé aux étudiants de démanteler leur campement.

Le Quotidien, Michel Tremblay

 

Myriam Gauthier
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Des étudiants ont érigé un campement dans la cour arrière de l'UQAC pour manifester leur opposition à la hausse des frais de scolarité, hier. Les jeunes ont toutefois été rapidement sommés par les policiers de Saguenay de démanteler leurs installations.

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Le vernissage fictif visait à montrer les impacts de la hausse.

Le Quotidien, Michel Tremblay

Une quinzaine d'étudiants, principalement issus des programmes de plein air, d'histoire et de science politique, ont érigé plusieurs tentes en après-midi malgré la neige et le vent. Ils avaient la ferme intention d'y passer plusieurs jours.

Une dizaine de policiers, accompagnés des gardiens de l'université, ont interpellé les étudiants quelques heures après l'apparition des premières tentes. Les discussions se sont déroulées pacifiquement.

«On s'y attendait, laisse tomber le vice-président de l'Association des étudiants en plein air à l'UQAC, Steeve Girard. Nous n'avions pas d'autorisation de l'université, mais on considère que notre campement ne représentait en rien un danger et que nous ne brimions les droits de personne.»

Les étudiants ont démantelé leurs tentes en scandant quelques slogans. «On tient à ce que tout se déroule pacifiquement, alors nous avons accepté de quitter le site, ajoute M. Girard. Puisque nous n'avions pas d'autorisation, les policiers nous ont dit qu'il y avait des problèmes de sécurité avec les assurances de l'université et avec la proximité de certains pavillons.»

Les jeunes espéraient pouvoir négocier une autorisation de l'administration pour s'installer ailleurs sur le campus. La demande a toutefois été refusée. «Il n'y aura pas de campement sur le campus de l'UQAC, explique le responsable des communications de l'université, Jean Wauthier. Nous avons la responsabilité de protéger nos terrains et nos infrastructures.»

L'action visait à dénoncer l'attitude de l'administration de l'université qui refuse de reconnaître le vote de grève par association de programme.

Par ailleurs, une cinquantaine d'étudiants se sont réunis en soirée dans le hall d'entrée du Pavillon des arts de l'université pour assister à un vernissage symbolique. L'activité, qui a été organisée par les étudiants en arts, a rassemblé les étudiants de différents programmes d'étude.

Les jeunes commentaient des oeuvres inexistantes, circulaient avec des coupes de vin vides à la main et dégustaient des bouchées «imaginaires» servies sur des plateaux vides lors de cet événement intitulé «Collectif des 16-25». «C'est une mise en scène qui caricature l'image que nous avons du milieu des arts des prochaines années si la hausse des frais de scolarité se maintient», explique la responsable des communications de l'association des étudiants en arts, Julie Bernier. Quelque 300 étudiants en arts sont en grève depuis environ une semaine.

«La hausse aura des impacts directs sur l'établissement, puisque de moins en moins de personnes pourront s'inscrire en arts, ajoute-t-elle. Une baisse du nombre de professionnels signifie qu'il y aura plusieurs événements artistiques à l'image de celui d'aujourd'hui qui présenteront des oeuvres sans contenu et une soirée organisée à la dernière minute.»

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