Un arrêt... pour mieux repartir

Les étudiants ont décidé de mettre fin à... (Photo tirée de Facebook)

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Les étudiants ont décidé de mettre fin à leur marche de 258 kilomètres.

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Stéphane Bégin
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) Les cinq étudiants du cégep de Jonquière ont interrompu leur marche de contestation de la hausse des frais de scolarité vers la Capitale nationale. Mais il s'agit d'un arrêt pour mieux repartir dans quelques semaines.

Simon Proulx, Étienne Béland, Arnaud Brubacher, Gabriel Pilote et Marc-Olivier Deschênes ont quitté Montréal jeudi après-midi avec le but d'atteindre Québec cinq jours plus tard. Objectif: obtenir un souper avec la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, afin de lui expliquer les raisons du refus des étudiants devant la hausse des frais de scolarité.

Mais après trois journées de marche et environ 140 kilomètres plus loin, le quintette étudiant a dû se rendre à l'évidence. Ils ne pourront se rendre à Québec dans le temps prévu. Les marcheurs sont tout simplement à bout de souffle.

« Est-ce que ça va bien? Les mollets nous font mal, les cuisses aussi et le moral en a pris un coup. Nous savions que ça ne serait pas facile, mais nous avons sous-estimé la distance entre Montréal et Québec.

« Lorsque nous sommes arrivés à Trois-Rivières, samedi soir, un membre est tombé d'épuisement et moi j'ai frappé le mur. Je ne pouvais plus avancer d'un seul pas. Nous venions de marcher 60 kilomètres entre Berthierville et Trois-Rivières «, explique Étienne Béland, de retour à Jonquière.

Les étudiants ont pris la décision d'arrêter leur marche. Pas l'abandonner, mais seulement la mettre de côté pour une douzaine de jours, le temps de reprendre des forces, de sensibiliser la population à leur démarche et mieux préparer le dernier droit entre Trois-Rivières et Québec.

« Nous avons pris cette décision samedi soir. Nous ne sommes plus en mesure d'avancer. De plus, nous avons des cours au cégep lundi matin et nous avons estimé responsable de nous rendre à nos cours.

« Mais nous allons repartir de Trois-Rivières. Nous serons mieux préparés et nous espérons amener d'autres personnes dans notre trajet. Je crois que notre cause aurait plus d'impact si nous étions 10, 20 ou 50 sur la route. Nous allons y voir «, de dire Étienne Béland.

Et le nouveau départ devrait se faire lors du congé de la fête de Pâques. Quelques jours pour franchir les quelque 130 kilomètres entre les deux villes.

« Même si nous n'avons eu aucun signe de la ministre, nous espérons être en mesure de la rencontrer à notre arrivée à Québec et de prendre un repas en sa compagnie. Nous voulons essayer de créer un dialogue avec la ministre «, dit-il.

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