Dix aires protégées bientôt finalisées

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La commission d'enquête du BAPE, présidée par Michel Germain, secondé par le commissaire John Haemmerli, a reçu le mandat du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), en février dernier, de mener à bien la délimitation finale de dix aires protégées.

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(JONQUIÈRE) Dix territoires protégés pour leur biodiversité seront bientôt officialisés au nord et au sud de la région. Plusieurs citoyens ont questionné le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), hier, sur les finalités du projet, notamment sur l'aménagement récréotouristique des aires protégées.

Près de 70 personnes ont participé à la première partie des audiences publiques du BAPE à l'Hôtel Saguenay sur l'attribution d'un statut permanent de réserve de biodiversité pour neuf réserves terrestres et une réserve aquatique.

Une soixantaine de personnes étaient rassemblées dans la salle d'audience, à Jonquière, tandis qu'une dizaine de personnes prenaient part aux consultations de Saint-Félicien par vidéoconférence. Les audiences pouvaient aussi être suivies en direct du site du BAPE.

La commission d'enquête du BAPE, présidée par Michel Germain, secondé par le commissaire John Haemmerli, ont reçu le mandat du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), en février dernier, de mener à bien la délimitation finale des dix aires protégées.

Les aires protégées, qui totalisent plus de 3300 kilomètres carrés, sont préservées par le gouvernement du Québec depuis 2007, à la suite de consultations publiques qui avaient commencé en 2003 dans la région. Elles avaient donc obtenu le titre provisoire de « réserve de biodiversité projetée « en attendant leur officialisation gouvernementale pour devenir des « réserves de biodiversité permanentes «.

« Les dix aires avaient obtenu un statut légal, il y a quelques années, et sont donc protégées depuis, explique la chef du service des aires protégées, Christiane Bernard. Il y a toujours un délai entre le titre provisoire d'aire protégée et le statut permanent. Cela nous permet de faire des ajustements entretemps pour ajouter certaines espèces à protéger que nous aurions pu oublier et préciser le territoire exact qui sera protégé. «

Aménagements récréotouristiques

Après une présentation d'une heure faite par le directeur régional du MRNF, André R. Bouchard, plusieurs personnes présentes se sont présentées au micro lors de la période de questions. Les représentants de la population, d'organismes ou de municipalités ont interpellé l'équipe d'une quinzaine de spécialistes de différents ministères présents sur place.

Le président régional du Regroupement des locataires des terres publiques du Québec, Claude Boudreault, a questionné le ministère sur les modalités qui entoureront les installations de villégiature dans les aires protégées. « Les personnes qui s'installent dans une ZEC exploitent le terrain dans les alentours et le développement selon son potentiel, a-t-il mentionné aux commissaires. Après la protection, les gens voudront encore développer, puisque c'est pour cela qu'ils sont venus. Est-ce que ce sera encore possible? C'est ce qui nous inquiète. «

Les représentants du BAPE ont répondu que des comités seront formés pour travailler avec les acteurs du milieu pour analyser chaque nouveau projet de développement proposé. « La mise en valeur des sites récréotouristiques ne sera pas arrêtée, a précisé Christiane Bernard. Les projets majeurs de développement ne seront cependant pas privilégiés et devront être faits à l'extérieur de l'aire protégée. «

Quelques représentants Métis du Domaine-du-Roy et de la Seigneurie de Mingan ont par ailleurs reproché à la commission de ne pas avoir consulté la communauté métis. Leur porte-parole, René Tremblay, a voulu savoir si les Métis allaient être consultés au même titre que les Autochtones qui utilisent ces territoires protégés pour leurs activités traditionnelles.

La réponse du BAPE a été claire : les Métis ne sont pas reconnus légalement par le gouvernement du Québec et n'ont donc pas de droits particuliers. Les représentants gouvernementaux ont refusé de commenter davantage cette situation puisque la reconnaissance de la communauté Métis est présentement devant les tribunaux.

Les citoyens ont jusqu'au 5 avril pour signifier leur intention de déposer un mémoire. Le 19 avril est ensuite la date limite pour transmettre un mémoire à la commission d'enquête du BAPE. La deuxième partie de l'audience publique, soit la présentation des mémoires devant le comité, aura lieu dans la semaine du 23 avril 2012.

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