200 personnes manifestent à Alma

Le président syndical Marc Maltais était accompagné de... (Photo Gimmy Desbiens)

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Le président syndical Marc Maltais était accompagné de sa conjointe et de ses cinq enfants lors de la marche.

Photo Gimmy Desbiens

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(ALMA) Environ 200 personnes ont participé, hier après-midi, à une manifestation familiale dans les rues d'Alma afin de contester la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement du Québec.

L'événement, qui s'est tenu aussi à Montréal, Québec et Sherbrooke, a été organisé par la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et les associations étudiantes du collège d'Alma et du cégep de Saint-Félicien.

La marche a réuni des étudiants, mais aussi des parents d'élèves, des enseignants et des syndicalistes, notamment l'ancien maire d'Alma, Gérald Scullion, le président du syndicat de l'usine Rio Tinto Alcan à Alma, Marc Maltais, et l'ancien directeur général du cégep d'Alma, Jean Paradis. D'une même voix, ils dénoncent la décision du gouvernement du Québec de vouloir augmenter les frais de scolarité à l'université.

La marche a été entreprise vers 13h en face du cégep d'Alma. Durant près d'une heure, les 200 manifestants ont pris d'assaut des rues de la ville. Tout s'est déroulé dans le calme. Les policiers de la Sûreté du Québec ont surveillé la situation de près, mais n'ont pas eu à intervenir, si ce n'est d'assurer la sécurité des participants et des automobilistes.

La rencontre pacifique a permis aux citoyens de s'exprimer, de dénoncer la volonté gouvernementale de hausser les frais de scolarité de 1625 $ au cours des cinq prochaines années pour les étudiants universitaires.

« Je ne trouve pas qu'il s'agit d'une bonne idée de vouloir hausser les frais de scolarité. Je crois qu'il doit y avoir d'autres moyens d'assurer le financement des universités. Je pense que c'est la responsabilité de la communauté et non pas celle de citoyens en particulier «, indique Jean Paradis.

Ce dernier a aussi précisé qu'il s'oppose à la hausse des frais de scolarité, mais qu'il ne se prononce pas sur les moyens utilisés par les étudiants pour faire passer leur message.

Le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA), Marc Maltais, était aussi de la partie. Père de famille, lui aussi veut s'assurer que ses enfants pourront un jour fréquenter l'université sans que cela ne leur coûte les yeux de la tête.

« J'ai cinq enfants et cinq bonnes raisons d'être ici si je veux qu'ils aient droit à une éducation de qualité. C'est un devoir de citoyen de s'impliquer «, a lancé Marc Maltais.

Dans un autre ordre d'idées, la direction du cégep de Jonquière avise les étudiants que les cours sont donnés comme prévu ce matin et que les professeurs seront à leur poste, même si les étudiants en Travail social et en Arts plastiques ont pris un vote de grève.

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