La région dans un processus de déclin

Marc-Urbain Proulx, professeur de développement régional à l'UQAC,... (Photo Jeannot Lévesque)

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Marc-Urbain Proulx, professeur de développement régional à l'UQAC, croit que les acteurs socio-économiques doivent resserrer les rangs pour proposer des solutions d'avenir.

Photo Jeannot Lévesque

 

DV
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) « La région continue d'être dans un lent et pernicieux processus de déclin. Nous avions misé sur la 2e et 3e transformation de l'aluminium. Ç'a créé beaucoup d'enthousiasme, mais 25 ans après, on constate qu'on a été trop utopistes et optimistes. Cette stratégie n'apporte pas ses revenus. On a perdu 8000 emplois industriels nets tandis que de 1961 à 1981, on en avait créé 10 500. «

C'est le triste constat livré hier par le professeur en développement régional de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Marc-Urbain Proulx, lors de son passage devant les membres du Cercle de presse de Saguenay.

L'économiste a indiqué que dans le cadre de l'exercice Saguenay Vision 2025, divers scénarios ont été élaborés pour l'avenir économique de la région, allant du plus optimiste au plus pessimiste. Malheureusement, le pire scénario est en train de se concrétiser, selon lui.

En 2006, la région comptait 127 000 personnes en emploi, selon M. Proulx, un chiffre qui, cinq ans plus tard, est descendu à 121 000. « On est en dessous du scénario le plus pessimiste. On se rapproche du désastre. «

Malgré tout, le professeur de l'UQAC croit qu'il y a moyen de se retrousser les manches et de bonifier la stratégie actuelle de la 2e et 3e transformation de l'aluminium tout en misant sur le Plan Nord en se positionnant comme la région de la nordicité.

Il rappelle que l'énergie est la première source de création de richesse dans la région et qu'un potentiel de 600 à 800 mégawatts d'énergie hydroélectrique peut encore être mis en service, excluant l'Ashuapmushuan. La région soit s'approprier cette énergie, croit-il.

Compte tenu de l'état de situation de la région, M. Proulx croit que les acteurs socio-économiques du Saguenay-Lac-Saint-Jean cessent de se diviser et devaient se concerter pour organiser un sommet destiné à relancer la région. « Il serait plus que temps de faire un tel exercice, pas juste pour faire un show avec des photos dans le journal. Il faut trouver de nouveaux outils pour essayer de voir où s'en aller, voir nos bons et mauvais coups et se réinventer.»

 

(La suite dans la version papier du Quotidien)

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