Décès de Christine Sasseville à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont

Le procès prévu en mars 2013

La femme de Gondiel Ka, Christine Sasseville, est... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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La femme de Gondiel Ka, Christine Sasseville, est morte à la naissancede leur troisième enfant, Dempa, en 2008.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) Le procès civil de Gondiel Ka contre l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et deux de ses médecins devrait se tenir au mois de mars 2013, à moins que les deux parties en viennent à une entente satisfaisante lors de la rencontre préparatoire du mois d'octobre prochain.

L'époux de l'infirmière jonquiéroise Christine Sasseville, décédée dans les heures qui ont suivi son troisième accouchement, a intenté une poursuite de 3,9 millions de dollars en raison de la négligence médicale.

La Cour supérieure du Québec se dit prête à entendre la cause entre le 4 et le 26 mars 2013.

«J'ai hâte de régler ce dossier. Oui, je le fais pour la mémoire de Christine, mais aussi pour éviter que ces erreurs ne se reproduisent. C'est un processus long et ardu et j'ai réalisé beaucoup de travail dans cette histoire lorsque l'on pense à la paperasse et à l'enquête.

«Il faut que les choses changent et ça a déjà commencé à changer à l'hôpital. Une femme enceinte qui se présente à l'hôpital mérite d'être bien traitée. Oui il devrait y avoir un procès, à moins que nous obtenions une entente en octobre. Je n'ai pas d'idée de ce que ça pourra donner», indique M. Ka.

La Jonquiéroise est décédée à l'âge de 38 ans le 14 août 2008. Diverses complications, qui n'ont pas été prises suffisamment au sérieux par le personnel médical de l'établissement de santé, ont fait en sorte que la dame est morte d'une hémorragie cérébrale massive causée par hypertension artérielle.

«Je ne sais pas si mes chances de gagner sont excellentes, mais j'ai eu au moins deux rapports favorables. Il y a eu celui du coroner et celui du Protecteur du citoyen. Les deux rapports confirment les erreurs médicales dans ce dossier», mentionne le père de trois enfants.

Jusqu'à maintenant, deux infirmières ont déjà plaidé coupables à la négligence dans cette affaire et trois autres devraient passer sous peu devant le conseil de discipline des infirmières. Trois médecins pourraient être poursuivis et se retrouver devant le Collège des médecins, souligne M. Ka.

Un de ces médecins pourrait faire face à des accusations d'avoir facturé près de 400 pour cent de plus que la carte d'assurance-maladie de la défunte et ce, sans jamais avoir vu la patiente.

 

(La suite dans la version papier du Quotidien)

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