Porte-parole du corps policier, Bruno Cormier confirme que les patrouilleurs se sont rendus dans le secteur des rues Saint-Laurent et Saint-Jacques à près de 10 reprises au cours des derniers mois. La plupart du temps, ils étaient appelés sur les lieux à la demande de Ginette Leroux, afin de circonscrire des chicanes sur le point de tourner au vinaigre. La mère de 11 enfants a acheté le presbytère en 2006, d'abord dans le but de l'habiter. Devant autant d'espace, elle a plus tard pris la décision de convertir l'immeuble en modestes logements. Tout allait rondement, soutient-elle, jusqu'à la vente de l'église à l'été de 2011.
« J'ai subi un infarctus et dès ma sortie de l'hôpital, j'ai commencé à avoir des problèmes. Au départ, nous avions décidé de nous entendre sur l'entretien du chemin mitoyen, qui appartient aux deux », met en contexte Ginette Leroux. Elle explique que le bon voisinage ne fut que de très courte durée. Selon la dame, le voisin s'est soudainement objecté au stationnement des véhicules des locataires sur la partie du sentier accolée à la propriété de Ginette Leroux.
Quantités imposantes de neige soufflées sur le perron du presbytère, dépôt de dizaines de palettes soutenant des blocs de béton sur les limites de sa propriété, le voisin a circonscrit son territoire d'une manière peu orthodoxe. Aucun règlement municipal n'est toutefois enfreint et après vérification auprès des autorités de Saguenay, l'accès aux services d'urgence n'est pas obstrué.
Plaintes
En entrevue, Ginette Leroux fait surgir une dizaine de billets bleus de son porte-feuille, témoignant d'autant de dépositions livrées à la police au sujet d'altercations impliquant le proprio de l'église Saint-Laurent. Elle croit qu'on lui livre une guerre de pouvoir dans le dessein de faire fuir tous ses locataires et éventuellement mettre la main sur ses terrains.
Du côté de la SPS, Bruno Cormier rappelle qu'il s'agit là de chicanes se déroulant sur des propriétés privées et que les agents de la paix sont limités dans leurs interventions. Le relationniste confirme toutefois qu'une plainte déposée en 2011 pour agression armée est présentement à l'étude par le bureau des enquêtes du corps policier. Aucun dossier n'a cependant été transmis aux tribunaux.
(La suite dans la version papier du Progrès-Dimanche)