« Pourquoi les policiers ne tirent-ils pas dans les jambes? » est probablement la question qui revient le plus souvent.
À la suite de ces événements, Le Progrès-Dimanche a voulu en savoir plus sur la formation des policiers qui devront, un jour ou l'autre, faire face à de telles situations.
Toutefois, à l'Institut de police du Québec de Nicolet, aucun membre du personnel n'est autorisé, pour le moment, à accorder une entrevue à ce sujet. Car les membres de Nicolet peuvent être appelés à titre d'experts dans l'enquête actuellement en cours à la Sûreté du Québec.
Évidemment, à la Sécurité publique de Saguenay, tous les policiers sont priés de ne pas parler du triste événement aux médias. Le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Jean Boily, a toutefois admis qu'aucun policier ne souhaite avoir à tirer sur un individu au cours de sa carrière. « Nous avons tous une arme. Mais on espère ne jamais avoir à s'en servir », a confié l'agent.
Silence
Malgré nos tentatives pour parler avec un représentant du corps policier, aucune personne de celles approchées n'a voulu accorder d'entrevue. Toutefois, un policier a accepté de répondre à nos questions de manière anonyme.
Selon lui, un agent est formé à utiliser la force à la minute où sa vie, celle de ses collègues ou d'une autre personne est en danger.
« On a beau être très bien préparé à faire feu, ce n'est jamais facile pour un policier. Toutefois, les agents sont très bien formés pour prendre ce genre de décision. Nous avons une simple fraction de seconde pour décider à faire feu ou non », explique celui qui a dû prendre cette décision au tout début de sa carrière. L'agent raconte avoir fait face à un individu armé d'un couteau. « Il ne voulait pas le lâcher. J'ai dégainé, puis j'ai mis mon doigt sur la gâchette. Nous faisons ce geste très rarement et seulement lorsqu'on décide de tirer. À la même seconde, l'individu a lâché son couteau, alors je n'ai pas eu à tirer », explique-t-il.
(La suite dans la version papier du Progrès-Dimanche)