La région tire son épingle du jeu

Rémi Roy, président de Canmec, Éloïse Harvey, présidente... (Photo Rocket Lavoie)

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Rémi Roy, président de Canmec, Éloïse Harvey, présidente de Mecfor, Richard Tremblay, président de Charl-Pol, Éric Dufour, président de la Chambre de commerce, Pierre Bouchard, président de STAS, Luc Roby, président de la Société de la vallée de l'aluminium, Hugues Lajoie, directeur développement économique régional Rio Tinto Alcan, et Daniel Denis, associé de Sécor, ont participé au dîner-causerie organisé à l'hôtel Le Montagnais.

Photo Rocket Lavoie

Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Avec des carnets de commandes presque remplis au bouchon, les équipementiers présents au dîner-causerie de la Chambre de commerce de Saguenay estiment que la région tire bien son épingle du jeu dans le secteur de l'industrie de l'aluminium.

C'est ce qui se dégage des propos tenus, hier, par les panellistes présents au dîner-causerie organisé par la Chambre qui a réuni 125 participants, principalement des gens d'affaires, afin de discuter de l'enjeu des retombées de l'industrie de l'aluminium dans la région.

Tour à tour, Pierre Bouchard, président de STAS, Richard Tremblay de Charl-Pol, Éloïse Harvey, de Mecfor, Rémi Roy, du Groupe Canmec, Luc Roby, de la Société de la vallée de l'aluminium, et Hugues Lajoie, directeur développement économique régional chez Rio Tinto Alcan, ont dressé des portraits de la situation de leur entreprise et organisme.

Daniel Denis, associé chez Sécor, a débuté la rencontre par une présentation d'un portrait global de l'industrie qui connaîtra une croissance moyenne de consommation de 3 % à 5 % d'ici 20 ans en raison de l'urbanisation massive des populations des pays émergents comme l'Inde ou la Chine. Selon lui, dans les deux prochaines décennies, on assistera à un bouleversement dans le secteur de la production d'aluminium avec le déplacement des alumineries de l'ouest vers l'est, entre autres dans les pays du Proche-Orient et de l'Asie où des quantités importantes de gaz naturel sont disponibles.

« L'Europe et les États-Unis sont devenus des producteurs marginaux d'aluminium. Le Québec, qui est le troisième producteur mondial, verra sa part diminuer parce qu'on ne peut accroître la production au rythme de la demande «, a mentionné M. Denis. Ce dernier a précisé que l'industrie de l'aluminium investit annuellement une part importante de ses revenus dans les immobilisations, soit l'équivalent de 300 M$. « Pour une tonne d'aluminium produite, le Québec tire 1700 $ de richesse. C'est une somme de 5 G$, soit l'équivalent de l'industrie aérospatiale «, précise-t-il.

Parmi les panellistes, Pierre Bouchard a tracé un bref historique de son entreprise fondée en 1977 avec seulement trois personnes et qui, aujourd'hui, embauche 200 employés avec un chiffre d'affaires de 40 M$, dont la moitié est accordée en sous-traitance.

 

(La suite dans la version papier du Quotidien)

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