Les camions continueront d'être utilisés

L'utilisation des camions ne sera pas éliminée.... (Le Quotidien, Archives)

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L'utilisation des camions ne sera pas éliminée.

Le Quotidien, Archives

Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) L'aménagement d'une nouvelle desserte ferroviaire au terminal maritime de Grande-Anse n'éliminera pas l'utilisation de camions pour assurer le transbordement des marchandises entre le terminal et le site du parc industriel.

Il s'agit là d'une information contenue dans l'étude d'impact déposée au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, que le public peut consulter depuis hier entre autres à la Bibliothèque de La Baie.

L'importante liasse de documents comprend les questions et commentaires des autorités provinciales portant sur le projet parmi lesquels on apprend que l'utilisation d'un convoyeur a été envisagée en tant qu'option potentielle advenant le transbordement de gros volumes de marchandises en vrac qui justifierait les coûts importants de sa mise en oeuvre. À défaut d'avoir un tel volume d'importance, l'administration de Port Saguenay envisage de faire le transport entre le terminal et le site du parc industriel par camionnage sur le chemin du Quai Marcel-Dionne, qui est un chemin privé, à l'aide de camions hors route.

Parmi les données contenues, les documents font état de la possibilité que le trafic ferroviaire puisse atteindre cinq convois par jour, ce qui supposerait 3,1 millions de tonnes métriques à transporter par année, ce qui demanderait un réaménagement complet du terminal et l'ajout d'un second quai. Toutefois, un achalandage de deux convois est plus réaliste au cours des deux premières années, selon l'étude.

Deux tracés

La direction de l'administration portuaire a étudié deux tracés, l'un proposé par la firme Roche et un second élaboré par Cégertec. C'est ce dernier tracé qui a été retenu. Il comprend une voie ferrée de 12,3 km incluant quatre passages à niveau au croisement du boulevard de la Grande-Baie Nord, du chemin Saint-Joseph, de l'Anse-à-Benjamin et du chemin du Quai Marcel-Dionne.

Les sols sont généralement mal drainés sur les trois quarts du corridor à l'étude, soit entre la voie ferrée de Roberval-Saguenay et la route de l'Anse-à-Benjamin, en raison d'une topographie très plane et la présence de tourbières, ce qui n'est pas le cas pour la partie entre la route de l'Anse-à-Benjamin et la route du Quai Marcel-Dionne.

La réalisation des travaux implique l'excavation de 125 000 mètres cubes de déblai de deuxième classe et d'environ 115 000 mètres cubes de déblai de première classe.

En ce qui a trait aux quatre résidences touchées en marge du boulevard de la Grande-Baie et qui sont situées à l'intérieur de la zone tampon de 60 mètres, le promoteur entend proposer une compensation financière aux propriétaires qui désirent conserver leur propriété malgré la présence de la voie ferrée. En ce qui a trait aux deux autres résidences situées à moins de 20 mètres de la voie ferrée (sur Grande-Baie et Saint-Joseph) elles devront être déménagées, le promoteur se montre ouvert à diverses options.

Dvilleneuve@lequotidien.com

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