Il a bien entendu les premiers patrouilleurs tenter d'entrer dans l'appartement pour faire sortir la jeune fille que Dallaire menaçait. Ils ont immédiatement demandé des renforts et sont finalement parvenus à pénétrer à l'intérieur pour sortir la jeune fille.
La crise de Dallaire a ainsi attiré l'attention d'Yvon Asselin, dont l'appartement est situé à moins de 300 pieds de l'immeuble de la 3e rue. Quand il a entendu les cris de Dallaire, Yvon Asselin a décidé de sortir sur son balcon pour mieux entendre ce qui se passait dans l'immeuble à logements.
« Je suis convaincu qu'avant l'arrivée des policiers, selon ce que j'ai entendu, le jeune homme avait frappé sa blonde. J'ai entendu plusieurs cris jusqu'à ce que les policiers débarquent et réussissent à entrer dans l'appartement pour secourir la jeune fille », insiste ce témoin qui pouvait difficilement voir ce qui se passait sur le balcon, mais entendait très bien les discussions.
« À un certain moment, j'ai entendu un policier dire très clairement qu'il avait dans la mire le jeune qui ne voulait pas laisser tomber son couteau. Il y a eu des coups de feu », insiste Yvon Asselin qui parlait hier d'au moins deux à trois détonations.
Le témoignage de ce citoyen recoupe celui livré au Quotidien par les occupants de l'appartement situé sous celui occupé par Dallaire et qui ont également entendu tout le déroulement de l'événement, ainsi que les discussions entre les policiers.
Ce n'est pas la première fois que les policiers interviennent dans cet immeuble. Il a toutefois été impossible de savoir hier si les policiers de Saguenay avaient fait des interventions dans ce logement. D'autres informations recueillies par Le Quotidien font état d'un problème de santé mentale pour la victime. Les policiers devraient normalement être en mesure d'établir si ce problème est à la source de la violente querelle de la nuit dernière et qui s'est soldée par son décès.
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