La région et le Plan Nord

Rampe de lancement

Lors de sa visite à l'usine de Soudure... (Photo Michel Tremblay)

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Lors de sa visite à l'usine de Soudure et chaînes Pedno, Jean Charest a discuté avec le fondateur de l'entreprise, Jacques Pedneault.

Photo Michel Tremblay

Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) Le Saguenay-Lac-Saint-Jean figure telle la rampe de lancement du Plan Nord.

Avec ses infrastructures routières, son aéroport de calibre international et son port de mer, la région dispose de tous les atouts pour s'accaparer la part du lion, dans le déploiement de ce vaste chantier.

Devant une salle bondée de 400 personnalités issues du milieu socioéconomique, le premier ministre Jean Charest a introduit ainsi sa présentation du Plan Nord, dans le cadre de sa grande tournée d'information intitulée Cap Nord.

Bien que maintes fois répété au cours des derniers mois, le synopsis élaboré par le gouvernement continue de frapper l'imaginaire: un territoire vierge de 1,2 million de kilomètres carrés - deux fois la superficie de la France - qui ne demande qu'à être exploité; une terre qui recèle en son coeur une quantité infinie de minéraux; un projet qui générera 80 milliards$ en investissements sur une période de 25 années.

Déjà, des entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont identifiées par Québec pour entrer dans la valse. Les Nordex, Fjordtech, Mecfor, notamment.

Par contre, bien que les promesses soient démesurées, le premier ministre met en garde ceux qui rêvent d'une manne instantanée.

«Si vous faites le saut, faites-le avec une perspective à long terme. L'idée n'est pas de faire de l'argent vite, c'est de jouir d'une prospérité continue, d'un développement soutenable», insiste-t-il.

Le pari du gouvernement est ambitieux, mais nécessaire, maintient le premier ministre. Avec ses quelque 8 millions d'habitants, le Québec n'a d'autre choix que de se tourner vers le reste de la planète.

«Nos ressources sont importantes, mais notre population est modeste. C'est pour cette raison que notre prospérité dépend directement de l'accès aux marchés extérieurs», met en relief le premier ministre Charest.

Il évoque en ce sens l'Europe, un marché mature comptant 500 millions de consommateurs; la Chine et l'Inde, de véritables géants en émergence; les États-Unis, où la reprise économique est attendue.

 

(La suite dans la version papier du Quotidien)

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