Ainsi en ont décidé la centaine de professeurs réunis, hier, en assemblée générale, dirigée par le vice-président syndical Gilles Imbeau. Le syndicat compte 250 membres.
Dans le cadre de la nomination d'un nouveau recteur, la communauté universitaire, incluant les professeurs, cadres, chargés de cours, le MAGE-UQAC, la Fondation, etc., ont fait l'objet d'une consultation sur une base individuelle qui a pris fin le 16 février dernier. Dans le cadre de ces consultations, la communauté est appelée à donner son avis sur les candidats retenus. Dans le cas présent, seul Martin Gauthier a été retenu.
Selon André Leblond, président du Syndicat des professeurs de l'UQAC, avec un seul candidat en lice, l'exécutif syndical s'est rallié à la candidature de M. Gauthier sans consulter l'assemblée générale. « Certains professeurs nous reprochent de ne pas être allés en assemblée générale. Nous avons fait un débat à l'exécutif et on juge que M. Gauthier pouvait occuper le poste. C'est une personne avec qui on pourrait discuter et qui ne cherchera pas à nous confronter. Depuis 1985, nos relations de travail sont basées sur un processus de négociations continues », a déclaré M. Leblond avant la tenue de l'assemblée générale.
En entrevue après l'assemblée, Gilles Imbeau a mentionné que la première résolution a été scindée en deux. « Je crois qu'il y a eu une confusion puisque l'exécutif n'a jamais donné d'appui à M. Gauthier. Les membres de l'exécutif ont donné leur appui sur une base personnelle. On ne peut retirer un appui qu'on n'a pas donné, mais la résolution a été adoptée telle quelle. Ce qui s'est passé aujourd'hui (hier) est démocratique, mais n'est pas inscrit dans le processus de nomination du recteur », a déclaré M. Imbeau.
Il ajoute que le 2 mars prochain, le comité de sélection viendra rencontrer le conseil d'administration de l'UQAC et la Commission des études pour faire état des résultats de la consultation.
Selon M. Leblond, tout ce brassage découle du fait que l'un des candidats n'a jamais accepté de ne pas avoir été rencontré par le comité de sélection. Selon ses informations, une dizaine de personnes ont déposé leur candidature et six noms ont été retenus au départ. « L'individu qui n'a pas été rencontré a décidé de créer un mouvement. Comme exécutif, on doit transmettre ce que l'assemblée générale a décidé «, conclut M. Leblond.
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