L'entreprise, présidée par le policier Sylvain Gaudreault, et secondé par Robert Pilon, un gestionnaire du réseau de la santé à la retraite, préparait un plan d'intervention depuis déjà quatre mois quand le gouvernement a procédé au dépôt du projet de loi 56 visant à lutter contre l'intimidation en milieu scolaire. Une loi qui accorde à l'école une grande marge de manoeuvre pour traiter ce problème, tout en les obligeant à travailler à l'élimination de ce problème,
«Avec 72 commissions scolaires et des centaines d'écoles, il faut un plan d'intervention pour permettre des actions rapidement dans le réseau scolaire pour contrer le phénomène. C'est démontré que plus l'action est rapide contre un intimidateur ou un agresseur, plus il est facile de régler la situation», précise le président de l'entreprise, Sylvain Gaudreault.
L'entreprise a réussi à se tailler une place de choix dans le domaine des relations de travail en offrant des services de pointe pour le traitement des cas de harcèlement, intimidation, incivilité et même des gestes plus graves entre collègues de travail. L'intimidation ou le harcèlement, reprend Robert Pilon, qu'ils aient lieu entre adultes ou élèves, sont des phénomènes semblables ou en bout de ligne, une personne se sent opprimée par les actions d'une autre personne.
Au cours de la rencontre avec Le Quotidien, Robert Pilon a réitéré à plusieurs reprises que le «coffre à outils» qui sera proposé au gouvernement du Québec est construit simplement, de façon à éviter les lourdeurs bureaucratiques. La première ligne sera donc constituée des enseignants qui sont en contact permanent avec les élèves en classe et même dans la cour de l'école.
«Tout ce que l'enseignant doit faire est de cocher la case lorsqu'il considère avoir détecté un cas d'intimidation et d'inscrire l'identité de la personne victime des gestes répréhensibles. Une fois que le document est complété, il est transmis au comité de vigilance de l'école qui est composé de trois ou quatre personnes. Ce comité aura à assurer le suivi du cas selon des échéanciers précis de façon à ce que la plainte ou le cas ne soit pas oublié», reprend Robert Pilon.
Le traitement du cas comprend différents niveaux d'intervention avec des procédures détaillées sur les façons d'intervenir.
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(La suite dans la version papier du Quotidien)