Dans l'univers des neurones

Finissante au doctorat, Sophie Dufour utilise la micro-sonde... (Photo Courtoisie)

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Finissante au doctorat, Sophie Dufour utilise la micro-sonde en compagnie du physicien jonquiérois Yohan Lechasseur à l'intérieur du laboratoire du biologiste Yves De Koninck et du docteur Martin Deschênes.

Photo Courtoisie

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) Depuis près de huit ans, le Jonquiérois Yohan Lechasseur travaille, essaie et cherche une solution pour mieux comprendre les 100 milliards de neurones de l'être humain afin de trouver des solutions pour soulager et guérir.

Le travail va bon train, mais il ne peut crier victoire et entreprendre les premiers essais chez les humains.

Yohan Lechasseur et ses compagnons de trio, le physicien Réal Vallée et le biologiste Yves De Koninck, de l'Université Laval, à Québec, ont réalisé une grande découverte en 2011. Une toute petite sonde leur permet d'illuminer les cellules du corps humain, de les analyser et même de les contrôler. On appelle ça l'optogénétique.

La découverte est tellement importante, que le sérieux magazine Québec Sciences l'a retenue comme l'une des 10 plus importantes de l'année 2011. Sans nécessairement la classer au premier rang, le travail de l'équipe apparaît au premier rang des découvertes présentées dans l'édition de février 2012 de la revue.

Détenteur d'un baccalauréat et d'une maîtrise en physique, Yohan Lechasseur a travaillé son doctorat sur la physique aussi, mais avec une spécialité en neurophotonique. Il voulait apercevoir les communications que s'échangent les neurones par signaux électriques. Il a réussi en créant une petite électrode, appelé l'optrode.

«Le but de la recherche était de créer un outil fin, très fin en fait. Il devait être plus petit qu'un neurone afin qu'il puisse en détecter un seul à la fois. Ça fait au moins 50 ans que des spécialistes étudient le cerveau et on voulait aller plus loin, comprendre encore plus ce qui s'y passe.

«Nous avons donc obtenu un sensor optique. En plaçant des agents lumineux dans les neurones, il a été possible de les détecter, de savoir où ils se trouvaient et d'en étudier un seul de façon plus précise ou encore d'écouter la conversation d'un groupe de neurones», précise le physicien.

Neurone de la douleur

Fils de Dolorès Giasson et de Normand Lechasseur, l'homme de 33 ans s'est donc attardé aux neurones rattachés à la douleur.

Le physicien donne l'exemple de la personne qui se pince un orteil. La douleur est communiquée avec la moelle épinière et est dirigée au cerveau.

(La suite dans la version papier du Quotidien)

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