Hier soir, à Saint-Honoré, une trentaine de citoyens se sont présentés à la Maison des jeunes pour assister à la séance d'information du projet Rivière-du-Moulin organisée par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
À cette occasion, le promoteur, représenté par Alex Couture, directeur au développement de projet, Nathalie Leblanc et Daniel Giguère, directeur des affaires publiques, a présenté le projet de 800 M$ qui doit se concrétiser en 2013 et 2014. Ce projet déposé en vertu de l'appel d'offres présenté en 2007 par Hydro-Québec pour la production de 2000 MW d'énergie dans les secteurs des lacs Georges et de l'Enfer couvrant une superficie de 500 hectares pendant la construction. Un total de 32 éoliennes seront aménagées sur le territoire de la MRC du Fjord tandis que les autres se retrouveront dans la MRC Charlevoix.
EDF prévoit que 200 travailleurs seront à l'oeuvre pendant la construction tandis qu'une vingtaine seront affectés aux opérations pendant les 20 années de vie du parc.
Parmi les préoccupations exprimées par la dizaine de citoyens ayant pris la parole figure toute la question de la pollution visuelle. Gilles Villeneuve, Maurice Gagnon et Francine De Champlain-Gobeil, qui possèdent des chalets de villégiature dans la ZEC Mars-Moulin où doivent être érigées 27 éoliennes , s'inquiètent de la présence de ces immenses tours. Mme De Champlain-Gobeil a mentionné aux dirigeants d'EDF qu'elle n'avait pas acquis un chalet pour y apercevoir des éoliennes. M. Couture soutient à ce propos que l'entreprise a choisi de déplacer une dizaine d'éoliennes pour s'éloigner des propriétés existantes, de sorte que l'éolienne la plus proche sera à 1,7 km de sa propriété. La proximité de caches à orignal a également été soulevée.
Pour sa part, Maurice Gagnon a dit craindre que son chalet ne perde de sa valeur avec la vue qu'il aura sur dix éoliennes. Mme Leblanc a indiqué que des études préparées par le MAMROT pour d'autres parcs éoliens ne démontrent aucun lien entre la valeur des chalets et la présence de ces structures.
Il a été possible d'apprendre qu'environ 25 pour cent des éoliennes seront dotées de balises lumineuses afin de se conformer aux exigences de Transport Canada pour la circulation aérienne, ce qui soulève des craintes de pollution lumineuse.
(La suite dans la version papier du Quotidien)