Rapport sur l'écrasement d'un Beaver en juillet 2010

Déjoué par les conditions météo

Les blessés avaient été transportés à l'hôpital de... (Archives Jeannot Lévesque)

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Les blessés avaient été transportés à l'hôpital de Chicoutimi par les secouristes de la base militaire de Trenton.

Archives Jeannot Lévesque

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le Bureau de la sécurité dans les transports (BST) conclut que Gabriel Boivin, le pilote d'Air Saguenay, a décollé dans des conditions météorologiques inférieures aux minimums établis des règles de vol à vue. En plus, il a poursuivi le vol dans ces conditions.

Conclusion, le pilote de 58 ans est décédé et trois de ses passagers, Réjean, Michel et Louis Bernier sont morts après l'écrasement de l'hydravion de Havilland Beaver DHC-2, le 16 juillet 2010, au sud du lac Péribonka, au Lac-Saint-Jean.

La pire tragédie de la compagnie d'Air Saguenay a fait l'objet d'un rapport du BST. Il a été rendu public au cours des derniers jours.

Au décollage du lac des Quatre, le pilote ramenait quatre passagers de la région de Montmagny, vers le lac Margane. Les quatre hommes venaient de passer des vacances au chalet de Pierre Bernier.

Environ 90 minutes après le départ du lac des Quatre, l'avion, équipé de flotteurs, a percuté une montagne à 12 milles marins du lac Péribonka.

Dans le document de 10 pages, les experts du Bureau de la sécurité dans les transports mentionnent que le pilote et le passager installés à l'avant sont décédés au moment de l'impact. Un passager, assis sur une chaise de fortune et non réglementaire, a été expulsé de la cabine et est décédé sur le coup.

Quant aux trois autres passagers, assis et attachés sur une banquette centrale, ils ont été retenus à leur siège et ont survécu à l'impact.

Le jeune Simon Bernier est parvenu à extirper ses deux compagnons de banquette hors de la carlingue, qui a pris feu rapidement. L'adolescent a ainsi pu sauver la vie de son oncle Pierre, mais n'a rien pu faire pour l'autre passager, qui a rendu l'âme peu de temps après l'accident.

Les enquêteurs du BST reconnaissent que le vol à vue est une pratique courante au Saguenay-Lac-Saint-Jean étant donné que les observations météorologiques sont limitées et que les conditions peuvent varier d'une vallée à l'autre. De plus, la présence de nombreux lacs se prête à cette pratique.

Sauf qu'à la suite d'une décision tardive d'effectuer un amerrissage de précaution, le pilote s'est retrouvé dans des conditions de vol aux instruments et ses références visuelles ont été considérablement réduites.

 

(La suite dans la version papier du Quotidien)

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