Lydia implore les jeunes victimes d'intimidation de parler

Lydia a vécu une enfance et une adolescence... (Photo Rocket Lavoie)

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Lydia a vécu une enfance et une adolescence difficiles. Elle a voulu faire une sortie publique pour sensibiliser les jeunes à l'importance de s'ouvrir.

Photo Rocket Lavoie

Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(Chicoutimi) Une enfance brisée. Une adolescence ponctuée d'abus, de déceptions et de rêves inachevés. À 18 ans, Lydia se trouve à l'aube de sa vie. Elle porte cependant, en son for intérieur, le poids d'un passé douloureux.

Une amie de Lydia a communiqué avec Le Progrès-Dimanche la semaine dernière, nous expliquant que la jeune fille avait envie de s'ouvrir et de parler publiquement des expériences vécues au cours de sa courte vie. L'objectif, nous disait la dame, était de faire prendre conscience aux jeunes de l'importance de s'extérioriser lorsqu'ils vivent des moments difficiles, subissent de l'intimidation ou se trouvent au centre de conflits familiaux.

Lydia voulait aussi attirer l'attention des parents sur la nécessité d'être présents pour leurs enfants et offrir tout le soutien nécessaire. Cette sortie publique, un geste libérateur pour la jeune fille, est également motivée par la médiatisation récente de plusieurs incidents liés à l'intimidation.

Alcool, drogues et abus

Lydia soutient qu'un contexte familial instable avec, en trame de fond, des histoires de consommation de drogues et d'alcool, a eu des conséquences désastreuses sur sa vie. Le passé de la jeune femme demeure nébuleux. Il est difficile de rapporter tous les faits relatés au cours de l'entrevue sans tomber dans le sensationnalisme ou écorcher, au passage, des membres de son entourage.

Mais dans le regard de la jeune fille, derrière plusieurs couches de fard à paupières et de mascara, la détresse se lit. Il est clair, au bout de quelques minutes de discussion, qu'il y a là une âme brisée, une personne qui pourra difficilement grandir et s'épanouir dans les règles de l'art.

« J'ai été violée deux fois. À 5 ans et à 17 ans. Depuis l'âge de 15 ans, j'ai l'impression d'être abandonné », dit Lydia, d'emblée. Elle n'élabore guère sur les abus, si ce n'est qu'elle n'a jamais porté plainte. Emmurée dans le silence, elle a tenté d'oublier.

(La suite dans la version papier du Progrès-Dimanche)

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