Pour Daniel Maltais, président du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB) local 526, il est clair que le combat pour la réouverture de la machine no 6 doit se poursuivre puisqu'il existe encore une fenêtre d'une soixantaine de jours pour faire changer d'idée le président de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau.
Selon lui, plutôt d'envoyer aux États-Unis les commandes de papier SCB, Résolu pourrait maintenir en vie les machines no 6 et no 7 en effectuant des investissements stratégiques de 50 à 60 M$ comme le recommandait en juillet dernier la firme Metso Automation.
Ces améliorations visaient le remplacement du système de qualité et l'intégration des contrôles avancés du bout humide semblable à celui présent sur la machine no 7. Il en va de même pour le système de caméras de détection de casses, de l'installation d'un système de détection de défauts ainsi que l'installation d'une nouvelle caisse d'arrivée à dilution devenue désuète, puisqu'elle date des années 80.
M. Maltais mentionne que le rapport préparé par Metso a été expédié au ministre Gignac en décembre dernier pour démontrer qu'il est possible de prolonger la vie de cette machine de façon profitable tout en améliorant la qualité du produit.
L'autre opportunité qui s'offre est que le gouvernement du Québec adopte un programme qui permettrait la vente à Hydro-Québec de toute l'énergie produite par Hydro-Saguenay au tarif « L «. En considérant un prix de 75 $ du mégawatt, cette solution permettrait à Hydro-Saguenay de doubler ses revenus passant de 30 M$ à 60 M$. En contrepartie, Québec exigerait le maintien des opérations actuelles à Kénogami pour la durée de l'entente.
Interrogé sur l'intention du maire Jean Tremblay de mettre la main sur la centrale Jim-Gray, M. Maltais se dit bien ouvert à la proposition à la condition qu'il investisse sur le maintien de la machine no 6. « On en est rendus là. On estime qu'on n'a plus rien à perdre».
(La suite dans la version papier du Quotidien)