Année après année, les chercheurs québécois font preuve d'ingéniosité pour en arriver à des découvertes importantes dans les domaines de la santé, de l'environnement, de la forêt et du fleuve Saint-Laurent.
L'équipe de Québec Science a reçu pas moins de 90 sujets de découvertes soumis par les universités, les centres de recherche et autres instituts. Un jury a étudié chacune des découvertes afin d'analyser la rigueur scientifique, l'originalité, la diversité, de même que l'aspect novateur et utilitaire pour n'en retenir que 10.
La recherche intitulée L'estuaire tourne au vinaigre s'est classée au huitième rang des grandes découvertes québécoises de 2011. Mené par l'université McGill, le travail des chercheurs démontre que les eaux du fond de l'estuaire du Saint-Laurent s'acidifient plus vite que les océans. La faune marine encaisse déjà le coup.
Ainsi, l'équipe de recherche est montée à bord du navire Coriolis II pour recueillir des échantillons dans le fond du fleuve Saint-Laurent, entre le fjord du Saguenay et Sept-Îles. Les membres ont comparé leurs résultats à ceux recueillis dans les années 30 par des membres du clergé.
Sur l'échelle du pH, les eaux au fond de l'estuaire auraient perdu de 0,2 à 0,3 point au cours des 75 dernières années, alors que celui des océans a diminué de 0,1 durant la même période.
L'étude, publiée dans la revue Atmosphère-Océan en juillet dernier, permet d'expliquer pourquoi certains mollusques n'arrivent plus à former leur coquille de carbonate de calcium, qui se dissout dans une eau très acide.
(La suite dans la version papier du Quotidien)