La CRÉ refuse d'appuyer Résolu

Le président de la CRÉ, Georges Bouchard, estime... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Le président de la CRÉ, Georges Bouchard, estime que PFR n'a pas encore démontré concrètement ses engagements dans un partenariat réel avec la région pour obtenir l'appui du milieu.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Louis Tremblay
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) Produits forestiers Résolu n'a toujours pas démontré concrètement ses engagements dans un partenariat réel avec la région pour obtenir l'appui du milieu dans ses revendications auprès du gouvernement du Québec pour récupérer le privilège d'exploiter la rivière Shipshaw et des approvisionnements forestiers additionnels.

Le président de la Conférence régionale des élus (CRÉ), Georges Bouchard, réagissait ainsi aux événements de la période des Fêtes alors que le ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Clément Gignac, n'a pas renouvelé le bail de la centrale Jim-Gray et a clairement indiqué que le gouvernement récupérera tout simplement ces équipements de 66 mégawatts évalués à 300 M$.

«Pour nous, ce n'est pas une catastrophe que le ministre ait rappelé le bail. Il y avait lieu de renégocier une entente en fonction des réalités d'aujourd'hui. La région souhaitait des conditions différentes, mais le ministre doit agir à l'intérieur de la loi», a insisté M. Bouchard qui s'est entretenu, hier matin, avec le ministre Serge Simard et le préfet Bernard Généreux.

Pour le président de la CRÉ, le ministre Gignac s'est placé en position de force afin d'obtenir des engagements de la papetière. Il constate toutefois que malgré cette position, la multinationale semble toujours réticente à répondre aux demandes du ministre. Les représentants régionaux ont vécu la même situation quand ils ont tenté d'obtenir de Résolu un plan de développement pour ses opérations régionales.

Les déclarations de Georges Bouchard diffèrent de celles du maire de Dolbeau-Mistassini, Georges Simard, qui a tout simplement condamné le comportement du ministre. Georges Bouchard comprend la réalité des élus du haut du Lac-Saint-Jean, mais insiste pour dire que la présence d'un monopole dans l'industrie forestière nécessite une grande prudence puisque d'autres entreprises indépendantes oeuvrent dans ce secteur.

«Cette compagnie doit fournir des preuves tangibles qu'elle veut travailler avec la région. Il n'est pas question pour nous qu'il y ait un monopole qui a droit de vie ou de mort sur d'autres entreprises. Nous souhaitons que le gouvernement profite de la négociation d'un nouveau bail pour régler ce problème.»

Georges Bouchard fait ici référence aux scieries indépendantes qui doivent composer avec la présence de Résolu et qui sont toujours en attente de volumes additionnels. Ces entreprises doivent de plus être en mesure d'écouler les copeaux dans des usines de pâte et papier et Résolu constitue pour elles le seul marché dans la région.

 

(La suite dans la version papier du Quotidien)

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer