Rien ne freine les amateurs de sexe

Certains individus s'adonnent à des pratiques sexuelles dans... (Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Certains individus s'adonnent à des pratiques sexuelles dans le secteur du chemin Wilson, à Shipshaw.

Le Quotidien, Michel Tremblay

Patricia Rainville
Le Quotidien

(SHIPSHAW) Même si Rio Tinto Alcan a bloqué l'accès de ses terrains dans le secteur de Shipshaw, cela ne freine en rien les ardeurs de plusieurs visiteurs clandestins. Les activités sexuelles en plein air sont toujours aussi courantes dans le secteur du chemin Wilson. Rio Tinto Alcan prévoit analyser la situation de près.

À l'abri des regards, le secteur près de la centrale de Shipshaw est toujours aussi prisé par ceux qui désirent assouvir leurs pulsions sexuelles. Le Quotidien s'y était rendu l'année dernière, afin de constater les faits. Un an plus tard, rien n'a changé.

Ce secteur de Shipshaw reste visiblement l'endroit idéal pour se payer du bon temps, au grand dam de la compagnie. La situation est la même depuis longtemps. Toutefois, Claudine Gagnon, responsable des communications chez Rio Tinto Alcan, s'est dite surprise. «C'est embêtant. Mais on ne peut empêcher tout le monde de circuler sur nos terrains. On connaît la situation, elle revient d'une année à l'autre. Nous allons l'étudier», souligne Mme Gagnon.

Par un après-midi nuageux de la semaine dernière, plusieurs s'adonnaient ouvertement à des pratiques sexuelles, dans les boisés. En vingt minutes, pas moins d'une quinzaine de véhicules ont été aperçus dans le secteur. Il n'a pas été difficile de voir des hommes, pratiquant la fellation et la masturbation, debout, dans les herbes hautes. À première vue, les chemins de terre reçoivent surtout la visite d'hommes, certains jeunes, d'autres d'âge mûr. Aucune femme n'a été aperçue dans les parages.

Seuls au volant de leur automobile, les individus arpentent les sentiers avant de se stationner en retrait, dans les buissons. Certains se déshabillent, sortent de leur voiture et attendent, s'adonnant à la masturbation en solitaire. Un second individu les rejoindra plus tard.

Même si les boisés semblent reculés de la civilisation, rares sont ceux qui ne rencontreront personne. En effet, les allées et venues sont fréquentes, même en plein jour. Et il est difficile de demeurer à l'abri des regards indiscrets. Sans se cacher, certaines personnes aperçues se baladent, nues, dans les sentiers.

On ne peut pas dire que Rio Tinto Alcan tolère cette présence à caractère sexuel. Néanmoins, aucune mesure tangible n'a été entreprise. «Nous avons plusieurs terrains sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Certains sont visités par les randonneurs et les cueilleurs. On ne peut pas voir ce qui se passe partout», indique Claudine Gagnon, tout de même préoccupée par ces activités.

En public

De son côté, Jean Boily, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, souligne que le dossier a déjà été traité par les policiers. «C'est certain que si des patrouilleurs s'aperçoivent qu'il y a des gens qui s'adonnent à des pratiques sexuelles dehors ou dans un lieu public, ces gens seront avertis. Il est strictement interdit d'exhiber ses parties génitales à la vue de tous, sauf dans les endroits prévus à cet effet (une plage de nudistes, par exemple). Dans la région, il n'y en a pas», explique Jean Boily. Toutefois, aucune plainte formelle n'a été déposée dernièrement à la Sécurité publique de Saguenay.

En vertu du règlement relatif à la paix et au bon ordre de la ville de Saguenay, «il est interdit dans une place publique ou à l'extérieur, d'exercer une activité en étant dévêtu en totalité ou en étant vêtu de manière à ce que soient exhibés des seins de femme, des parties génitales ou des fesses d'homme ou de femme».

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