Des familles évacuées

À Saint-Fulgence, plusieurs familles ont été évacuées.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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À Saint-Fulgence, plusieurs familles ont été évacuées.

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La rivière la Loutre, de Saint-Fulgence, a débordé, emportant deux ponceaux privés.

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Le chemin Morin de Saint-Ambroise a été lourdement endommagé par les fortes pluies.

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Des citoyens de Saint-Fulgence et de Saint-Honoré ont connu un réveil brutal alors que l'eau recouvrait complètement leur propriété en plus de s'infiltrer dans des résidences et d'emporter des ponceaux qui leur permettent de sortir de leur terrain.

Ce sont les citoyens de Saint-Fulgence qui habitent en bordure de la rivière la Loutre, au pied de la côte du rang Saint-Joseph, qui ont vécu la situation la plus difficile. La petite rivière qui coule habituellement comme un filet d'eau pendant l'été a débordé, provoquant un glissement de terrain 500 mètres en amont des résidences en plus d'emporter deux ponceaux privés.

«Vous pouvez dire que les pompiers de Saint-Fulgence savent ce qu'ils font quand ils évacuent une résidence d'urgence», a raconté Danielle Dassylva qui habite dans la résidence située juste au bas de la côte et la plus rapprochée du glissement de terrain. Lors du passage du Quotidien, l'eau coulait devant la résidence alors que le ponceau était sur le point de s'effondrer dans la rivière. Les approches avaient été «minées» par le courant.

Selon Mme Dassylva, la petite rivière avait également causé des maux de tête lors du déluge de 1996. Les ponceaux avaient été endommagés. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les deux familles ont été officiellement évacuées et n'ont pas été en mesure de passer la nuit dans leur résidence.

Embâcle

Selon Jimmy Houde, directeur de la municipalité de Saint-Fulgence, il y avait des problèmes en amont des résidences. La présence d'un embâcle provoquée par l'accumulation de différents débris transportés par la rivière pendant la nuit soulevait des inquiétudes. Il y avait des craintes pour l'accumulation d'eau et le risque que l'embâcle cède pour provoquer une seconde vague.

«Nous attendons l'arrivée des spécialistes du gouvernement du Québec afin de réaliser une expertise sur le talus où il y a déjà eu un glissement de terrain. Nous avons déjà réalisé des interventions pour permettre à plus d'eau de passer devant les résidences et on doit faire d'autres interventions plus tard», a conclu Jimmy Houde.

La municipalité devra attendre les conclusions des expertises des spécialistes du gouvernement du Québec avant de procéder à une intervention dans le secteur du glissement de terrain. Cette intervention ne pourra pas avoir lieu avant quelques jours.

Les citoyens avaient déjà fait des plaintes

Le petit quartier de la rue Piché dans le secteur Canton-Tremblay a été l'un des plus affectés par les pluies diluviennes de la nuit de jeudi à vendredi. Plusieurs ont maugréé contre le gouvernement et la Ville, qu'ils rendent responsables du mauvais système d'évacuation des eaux de pluie et surtout pour le débordement d'un ruisseau qui a déjà fait l'objet de plaintes auprès des autorités.

Dans le secteur de la rue Piché, dans les limites de Saguenay, certains citoyens en avaient long à dire contre la Ville. Ils prétendent que les infrastructures problématiques qui ont provoqué l'inondation des terrains n'ont pas été entretenues. Ils réfèrent à un ponceau qui permet le passage d'un ruisseau à partir du nord du boulevard Tadoussac et qui a gonflé sous l'effet des pluies diluviennes.

Le conseiller municipal Jean-Yves Provencher a expliqué que ce ruisseau était sous la responsabilité du gouvernement comme tous les cours d'eau, et que les infrastructures situées juste à côté ont été construites en neuf il y a huit ans par Saguenay.

«L'inondation a été provoquée par une combinaison de facteurs que sont les pluies très fortes et la marée haute. Le ponceau n'a pas fourni et l'eau a monté», a ajouté le conseiller municipal. Des citoyens avaient exigé que la Ville canalise le ruisseau et recouvre le petit cours d'eau. Jean-Yves Provencher, qui a appuyé cette demande il y a quelques années, n'est plus convaincu de cette solution après ce qu'il a vu vendredi.

Intervention

Alain Aubé s'est réveillé avec un pied d'eau dans sa résidence et son terrain complètement inondé. Il a eu de la difficulté à obtenir une entreprise de nettoyage après sinistre en raison du nombre de cas à traiter et surtout la période de vacances. Il espère que le problème survenu aux petites heures vendredi obligera la municipalité à prendre les moyens nécessaires pour que l'eau s'évacue plus rapidement lors de pluies abondantes.

Jointe en milieu d'après-midi, la porte-parole de la Ville, Sonia Simard, a confirmé que les services municipaux ont dénombré 13 refoulements dans des résidences, dont 10 sur la rue Piché seulement. Interrogée sur les commentaires des citoyens voulant que la Ville ait déjà été avisée des problèmes d'écoulement d'eau dans le quartier, Sonia Simard a indiqué que les vérifications seront faites en début de semaine pour retracer ces interventions.

Les citoyens ont de plus déploré le fait que les employés municipaux sont intervenus uniquement à 8h alors que les premiers appels ont été logés peu après 5h. La porte-parole de la Ville indique s'être entretenue avec la chef du service un peu après 6h du matin et que cette dernière était présente dans le secteur de la rue Piché. Le conseiller municipal Jean-Yves Provencher s'est rendu très tôt sur les lieux et a rencontré les employés de la Ville qui effectuaient les vérifications nécessaires.

En plus du secteur de la rue Piché, la Ville et le ministère des Transports ont jugé nécessaire de procéder à la fermeture préventive du pont de la rivière Caribou situé sur la route Madoc à Saint-Honoré. Le pont restera fermé jusqu'à lundi puisque des vérifications doivent être faites sur la structure par le ministère des Transports.

À Saint-Honoré, les approches des ponts ont été... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.0

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À Saint-Honoré, les approches des ponts ont été dans plusieurs cas endommagés par le débordement des rivières.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Des pluies trop fortes, explique le maire de Saint-Honoré

«Les égouts pluviaux sont conçus en fonction des normes, mais les pluies ont été trop fortes. Le système n'a pas été en mesure d'évacuer toute l'eau et les citoyens dont les systèmes ne sont pas munis de clapet antiretour ont eu des refoulements dans leur sous-sol. Les pluies ont vraiment été trop fortes.»

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, était debout à 5h du matin alors qu'une douzaine de résidences de la municipalité avaient des problèmes de refoulement d'eau provenant du débordement du système municipal d'égout pluvial. La municipalité avait aussi à composer avec des risques associés à la présence de trois rivières sur son territoire qui traversent des rues ou des rangs importants. La municipalité a surtout vérifié les approches des ponts qui ont été dans plusieurs cas endommagés par le débordement des rivières.

«Vers 5h15 ce matin (vendredi matin), j'étais à côté du pont de la rivière Caribou sur le chemin du Ruisseau et le niveau était normal. J'y suis retourné quatre heures plus tard et l'eau menaçait le pont. On a été dans l'obligation de le fermer avec la collaboration du ministère des Transports. En ce moment, le niveau de l'eau a commencé à baisser», a déclaré le maire Tremblay en début d'après-midi vendredi.

La municipalité et le ministère ont également surveillé attentivement l'évolution de la situation pour le pont Benjamin situé à l'extrémité du rang Saint-Marc. Ce pont enjambe la rivière aux Sables et permet d'atteindre la dernière résidence du rang. Selon le maire, malgré un niveau élevé, le pont Benjamin n'a pas été menacé.

Le Quotidien s'est rendu jusqu'au pont qui enjambe la rivière Shipshaw, entre les municipalités de Saint-Ambroise et Saint-Honoré. Le niveau de la rivière était élevé, mais pas au point d'atteindre les structures du pont. Louis

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