• Le Quotidien 
  • > John Pizzarelli : un véritable orfèvre du jazz 

John Pizzarelli : un véritable orfèvre du jazz

John Pizzarelli a réjoui les spectateurs présents au... (Progrès-dimanche, Rocket Lavoie)

Agrandir

John Pizzarelli a réjoui les spectateurs présents au Théâtre Banque Nationale.

Progrès-dimanche, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Prenez une touche de rigolade, ajoutez-y une bonne dose de virtuosité et faites mijoter le tout dans un grand tonneau de jazz et vous devriez obtenir quelque chose qui ressemble à cette créature hors du commun qu'est John Pizzarelli.

C'est donc hier soir que le monstre du jazz John Pizzarelli était de passage dans la région à l'occasion de la 21e édition du Festival jazz et blues de Saguenay. Le prodigieux guitariste aura livré une prestation sublime devant les nombreux spectateurs qui occupaient presque la totalité des sièges du Théâtre Banque Nationale.

Alors que le programme annoncé devait se concentrer principalement sur des extraits du dernier album de Pizzarelli, le guitariste et son trio de musiciens se seront quand même permis quelques détours qui n'auront pas du tout nui à l'enthousiasme du public.

En guise d'entrée, les spectateurs auront donc eu droit à quelques titres de Duke Ellington dans des relectures rafraîchissantes de Pizzarelli. À titre d'exemple, le titre généralement enjoué Don't Get Around Much Anymore aura été interprété dans une version aux sonorités davantage mélancoliques, rendant davantage justice à la teneur du texte de la chanson.

Or, l'une des grandes surprises de ce concert aura certainement été Oscar Night de Ray Kennedy, un titre rendant hommage à la légende canadienne du jazz Oscar Peterson. Non seulement le plaisir des musiciens sur scène était palpable, mais chaque solo qui ponctuait la pièce a su littéralement soulever la foule.

C'est alors que John Pizzarelli aura livré un monologue tout simplement savoureux dans lequel il aura relaté les circonstances l'ayant amené à collaborer avec Paul McCartney. Bien que le musicien s'adressait aux spectateurs en anglais, ceux-ci étaient pendus à ses lèvres, buvant chaque phrase et explosant de rire à chacun des nombreux gags lancés avec une aisance déroutante par le guitariste.

Pour la petite histoire, c'est donc après avoir enregistré un album proposant des relectures jazz de The Beatles que le destin aura mené Pizzarelli à être embauché quelques années plus tard par McCartney en tant que guitariste rythmique pour un album réunissant plusieurs standards. Quelques mois plus tard, c'est McCartney lui-même qui aura suggéré à Pizzarelli de reprendre ses titres de l'époque post-Beatles, suggestion à laquelle le guitariste aura fait honneur sans même hésiter.

Parmi les titres choisis par Pizzarelli, les spectateurs de Chicoutimi auront donc pu s'émerveiller devant les relectures de Silly Love Songs, My Love et Heart of the Country.

Disons-le, il est fascinant de constater à quel point ces chansons ont droit à une toute nouvelle vie sans pour autant être dénaturées. L'essence des chansons demeure, or leurs squelettes et leurs articulations sont complètement revus. Ici, on est presque tenté de qualifier ces relectures de pur exercice de création originale tellement on peut y deviner un travail de recherche et un souci d'inventivité.

Au moment de quitter, Pizzarelli et ses musiciens venaient tout juste de terminer leur interprétation de Here Comes The Sun des Beatles. Dans la salle, on pouvait distinguer les sourires qui se mêlaient à quelques larmes de joie. Ce sont dans de tels moments que l'on réalise que lorsque la virtuosité dessert la musique du coeur, la magie ne peut-être qu'au rendez-vous.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer