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Encan au profit d'entreprises-jeunesse : récolte de 28 000 $

Palette à la main, les acheteurs présents pour... (Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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Palette à la main, les acheteurs présents pour la première fois à l'encan étaient prêts à enchérir.

Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais

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Environ 28 000$ ont été amassés samedi lors de la cinquième édition de l'encan annuel au profit de l'organisme Entreprises-jeunesse, tenu à La Pulperie de Chicoutimi où étaient rassemblées près de 200 personnes curieuses de découvrir les antiquités en vente.

La directrice générale Sonia Lemay était bien satisfaite, lorsque contactée à la fin de l'évènement qui a duré cinq heures. «C'est sûr que ce n'est pas tout l'argent qui compte dans les profits, car on doit payer une partie des items qui étaient présentés. On est pas mal dans notre objectif, c'est beaucoup mieux que les premières années.»

Lors du passage du Progrès-Dimanche à l'inscription en matinée, la fébrilité se faisait déjà sentir. Des personnes se sont même heurtées à des portes closes avant l'ouverture, tellement elles avaient hâte de voir les 168 lots. Il était ardu de se faufiler entre les acheteurs potentiels, qui scrutaient les articles à la recherche de bonnes affaires. Vaisselle, meubles, oeuvres d'art, bijoux: il y en avait pour tous les goûts, pour ne nommer que ceux-là. Mme Lemay pouvait même décrire l'histoire de certains objets, puisqu'ils étaient issus de l'ancien presbytère du Sacré-Coeur, où est logé l'organisme.

«On a un ancêtre du gicleur moderne, une pièce de métal très lourde qu'on a trouvée en refaisant le système. Ça réagissait à la pression de la chaleur et ça libérait l'eau pour éteindre le feu. On a aussi de magnifiques portes en bois, qu'on a dû changer pour être conformes.»

Ces portes, l'habitué de l'encan Jacques Dubois en a acheté plusieurs dans les dernières années. «Là, ma femme m'a dit tout sauf ça!», plaisante-t-il en conseillant une jeune femme qui avait plutôt repéré une ancienne chaise de curé.

Si la moyenne d'âge des acheteurs était plutôt élevée, certains étaient venus en famille. C'est le cas de Mathieu Gravel, qui initiait ses deux garçons. «Au début, ils n'étaient pas trop sûrs de vouloir venir, mais je leur ai dit que ça allait être excitant comme lorsqu'on écoute l'émission La guerre des enchères», raconte l'amateur, qui avait même fait des recherches sur un certain chiffonnier avant l'encan.

«Il faut connaître un peu ça, poursuit-il. Tantôt, j'ai vu une table qui venait de Malaisie, on peut aussi tomber sur du toc. À force de visiter des ventes de garage et des brocantes, on finit par développer un goût, par apprécier plus un style de bois, une couleur ou une époque... J'ai un plan en tête pour mes prochaines rénovations!»

M. Gravel était parmi les nombreux membres de l'assistance à lever leur palette, à la question de l'animatrice: «Qui est là pour la première fois?» Les familiers avec l'évènement étaient moins présents en comparaison. «On reconnaît de plus en plus de visages», assure quand même Sonia Lemay.

La directrice générale rappelle que l'encan est un moyen de financement créatif, unique en son genre dans la région et une «façon de rendre l'utile à l'agréable». L'argent amassé permet de favoriser la réinsertion sociale en offrant la possibilité de travailler dans des entreprises parrainées par l'organisme, comme le Café du Presbytère ou la librairie indépendante La Source. En période de coupes, chaque sou recueilli prend de l'importance, accorde Sonia Lemay.

C'est l'encanteur Éric Gauthier qui a assuré le bon déroulement des ventes

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