Le poumon économique de la région

Le directeur provincial de la Fédération canadienne de... (Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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Le directeur provincial de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, François Vincent, rappelle qu'environ 45 pour cent des entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean comptent cinq employés ou moins. Ces joueurs sont nombreux et leur apport à l'économie régional est colossal, a indiqué celui qui prononcera une conférence ce midi à l'hôtel Delta.

Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Près de 95 pour cent des compagnies qui ont pignon sur rue au Saguenay-Lac-Saint-Jean possèdent moins de 50 employés. Environ 45 pour cent des entreprises dont les assises sont situées sur le périmètre du Royaume ont cinq salariés ou moins.

Ces petits joueurs sont nombreux et ont besoin d'une voix. C'est pourquoi la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) a bien l'intention de continuer de défendre leurs intérêts auprès des instances gouvernementales concernées.

Directeur provincial de l'organisme, François Vincent était de passage en région pour prononcer une conférence à l'hôtel Delta de Jonquière. Il a répondu favorablement à l'invitation lancée par le Club référence Saguenay. Quelque 1250 des 24 000 membres québécois de la FCEI se trouvent au Saguenay-Lac-Saint-Jean et l'organisme juge important de se rendre sur le terrain régulièrement pour en rencontrer quelques-un.

«Les petites entreprises sont le poumon économique du Québec. Elles font face à de nombreux défis et nous sommes, en quelque sorte, leur porte-voix», met en contexte François Vincent. Le directeur identifie, d'emblée, trois grands défis auxquels les petits joueurs sont tous confrontés. Ils doivent chacun accroître leur clientèle, trouver et garder des employés de qualité et dénicher de bons fournisseurs. La question de la main-d'oeuvre est importante, dans le contexte où il subsiste une certaine disparité entre les postes à combler et les compétences disponibles sur le marché de l'emploi. Quant aux fournisseurs, il s'agit également d'un enjeu majeur, puisque les délais de paiement causent des maux de tête à bon nombre d'entre eux. Cette question n'est pas sans rappeler la récente réorganisation chez Rio Tinto Aluminium, laquelle vient prolonger, dans certains cas, le délai de paiements des factures par la multinationale.

Fardeau fiscal

Le fardeau fiscal et le fardeau réglementaire (paperasse) préoccupent également les entreprises indépendantes, dont le revenu médian est de 425 000$ au Québec. Notons qu'il ne s'agit pas ici de profits. Les bénéfices nets sont plutôt estimés à environ 35 000$ annuellement.

«Les entreprises ont besoin d'aide et cette aide passe par l'allègement du fardeau fiscal. On fait beaucoup de pression sur le gouvernement pour qu'il revienne sur sa décision de retirer le taux d'imposition PME aux petites entreprises qui ne sont pas dans le secteur manufacturier ou primaire», pointe Français Vincent.

Il explique que lors du budget de 2015, Québec a fait passer le taux d'imposition des petites compagnies issues des domaines manufacturier et primaire de 8 à 4 pour cent, une très bonne nouvelle selon lui. Cela dit, le gouvernement a appliqué une prime à la croissance aux entreprises oeuvrant dans d'autres secteurs. C'est donc dire que les entreprises cumulant moins de 5500 heures employés, moins de six travailleurs à temps partiel et moins de trois travailleurs à temps plein ont fait face à un bond important de leur taux d'imposition depuis l'an dernier.

«Ce sont les plus petits qui écopent et ça peut leur faire extrêmement mal. Il faut appliquer la même mesure à tout le monde. Soixante-quinze pour cent de nos membres nous disent que plus tu es petit, moins tu as accès aux crédits d'impôt et aux subventions», fait valoir François Vincent. Le directeur de la FCEI note également que le Québec est la province canadienne où le taux de taxe sur la masse salariale est le plus élevé.

«Environ le tiers de nos membres nous ont dit que s'ils avaient connu l'ampleur du fardeau administratif, ils ne se seraient jamais lancés en affaires», fait valoir François Vincent.

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