«Pellicule» nie tout

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De jeunes garçons disent avoir été abusés par Sébastien Tremblay. Des allégations que conteste l'ancien moniteur du camp de vacances.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Sébastien Tremblay, alias «Pellicule», nie avoir touché le pénis de jeunes garçons au Centre du Lac Pouce, à l'été 2013. Accusé de voyeurisme et de contacts sexuels sur huit enfants âgés en moyenne de 10 ans, l'homme de 24 ans a témoigné pour la première fois dans son procès, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Les présumées victimes, rappelons-le, se sont plaintes que l'ancien gardien de nuit du camp de vacances les avait touchés. Certains accusent «Pellicule» d'avoir touché leurs parties génitales, alors que d'autres parlent de touchers sur le ventre et sur le dos.

Me Marie-Ève Saint-Cyr représente l'ancien gardien de nuit... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 1.0

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Me Marie-Ève Saint-Cyr représente l'ancien gardien de nuit du Lac Pouce, Sébastien Tremblay.

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Nerveux, Sébastien Tremblay a assuré à la cour qu'il n'avait jamais eu de contacts sexuels avec les enfants. Il a toutefois admis être une personne affectueuse. Il offrait notamment un câlin aux enfants qui s'ennuyaient de leurs parents. En plus de son emploi de nuit au Lac Pouce, Tremblay travaillait dans un centre de la petite enfance de jour à cette époque.

«Il a nié en bloc les gestes reprochés. Oui, il a avoué être affectueux. Mais il faut dire qu'à cette époque, il travaillait aussi avec de jeunes enfants en CPE pendant la journée. Avec le recul, il s'est cependant rendu compte qu'il ne pouvait pas se comporter de la même façon avec des jeunes de l'âge du camp de vacances», commente l'avocate de Tremblay, Me Marie-Ève Saint-Cyr.

Sans parler de complot entre les enfants, elle a laissé entendre en cour que les jeunes se sont contaminés entre eux. Un simple câlin serait devenu un attouchement sexuel, par exemple.

Tremblay a également raconté qu'il faisait l'objet de moqueries de la part de jeunes, cet été-là. Son homosexualité a été soulevée par les enfants, à plusieurs occasions, dont le soir où il aurait eu des contacts sexuels avec des enfants.

«Je venais de faire un câlin à un jeune qui s'ennuyait de ses parents. Un autre enfant dans la chambre m'a crié ''tu colles souvent les jeunes, tu veux les marier? '', se rappelle Tremblay, en précisant que le commentaire était dit de manière arrogante.

Le procès prend une pause jusqu'au 7 juillet. Les procureurs feront alors entendre leur plaidoirie devant le juge Paul Guimond.

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