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L'UQAC se penche sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication

Nicole Monney, professeure en éducation préscolaire et en... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Nicole Monney, professeure en éducation préscolaire et en enseignement primaire, Patrick Giroux, professeur en enseignement secondaire, Sandra Coulombe, professeure en enseignement professionnel, et Nadia Cody, professeure en éducation préscolaire et en enseignement primaire, étudient les technologies de l'information et de la communication.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Nous vous présentons cette semaine deux projets de recherche sur les technologies de l'information et de la communication menés par des professeurs du département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

La tablette en classe, positif ou négatif?

Utiliser une tablette numérique en classe a-t-il un impact positif sur l'apprentissage? Il peut être positif, mais tout dépend de l'utilisation qu'en font les élèves et les enseignants.

Il s'agit des conclusions générales auxquelles en arrivent les chercheurs qui étudient le sujet depuis quelques années dans la région.

Les professeurs Patrick Giroux, en enseignement secondaire, Sandra Coulombe, en enseignement professionnel, et Nadia Cody, en éducation préscolaire et en enseignement primaire, mènent des projets d'études sur le sujet en collaboration avec le Séminaire de Chicoutimi.

L'établissement a été le premier de la région à intégrer la tablette numérique en classe, plus précisément le iPad. La tablette a été intégrée progressivement au sein de l'établissement et est maintenant utilisée par tous les niveaux.

«Il faut se rappeler que le iPad avait été présenté en 2010. Donc, c'est très récent, et il y a de nombreuses opportunités de recherche à ce sujet, pointe Patrick Giroux. Nous avons documenté avec le Séminaire les étapes et stratégies d'implantation du projet, ses écueils et ses réussites, en plus d'analyser les stratégies de formation des enseignants, pour que ce savoir soit partagé avec d'autres chercheurs et écoles.»

Avantages et inconvénients

Jusqu'à maintenant, les chercheurs constatent que la tablette numérique est un outil d'apprentissage rapidement adopté par les élèves. Mais s'agit-il d'un bon outil? Le chercheur invite à la prudence sur ce point.

«On ne peut pas dire, par exemple, qu'un marteau est un bon outil. Ça dépend de ce qu'on en fait. On peut aussi bien s'en servir pour casser une vitre que pour bâtir une maison.»

Du côté des éléments positifs, on constate que la tablette numérique facilite le travail d'équipe, les compétences en écriture, ainsi que l'intégration d'outils (d'applications) permettant de visualiser et de schématiser les apprentissages.

Cependant, la tablette numérique est sans contredit une source de distraction importante. Les élèves, enseignants et parents le constatent. Mais la solution n'est pas de bloquer certaines applications, telles que les jeux ou les réseaux sociaux.

«Ce sont les jeunes eux-mêmes qui le demandent: ils veulent que les enseignants les rappellent à l'ordre, pour les aider à apprendre à gérer cette distraction, pour se discipliner et savoir quand se concentrer. Ils savent que c'est une situation qu'ils devront gérer aussi dans leur vie adulte.»

Les chercheurs constatent aussi que la tablette numérique est un outil qui peut être adapté et utilisé auprès de tous les types de clientèle.

Un portfolio numérique créé

Ce portfolio a été développé depuis 2008, après que des points à améliorer aient été identifiés auprès des deux intervenants qui encadrent les stagiaires.

«Aider le stagiaire à faire des liens entre la théorie et la pratique, ainsi qu'augmenter la collaboration entre les intervenants ont été les deux éléments ciblés», explique Nadia Cody, professeure en éducation préscolaire et en enseignement primaire.

Pour y arriver, un portfolio numérique, monté et personnalisé par l'étudiant, a été développé avec la plate-forme Mahara, pour y déposer travaux universitaires et projets de stage.

Nadia Cody a travaillé de pair sur le projet avec sa collègue Nicole Monney. Cette année, les 58 étudiants en première année du baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire de l'UQAC ont eu à utiliser cet outil, qu'ils devront mettre à jour tout au long de leur programme de quatre années d'études.

Le projet de recherche en cours vise entre autres à évaluer les avantages et les difficultés liés à l'implantation de cet outil.

«Jusqu'à maintenant, nous observons que le lien entre la théorie et la pratique est facilité. Les étudiants apprécient que les enseignants des stages puissent voir leurs travaux universitaires. Les étudiants n'ont pas l'impression de faire des travaux universitaires. Par le biais du portfolio, qu'ils peuvent personnaliser, ils peuvent aussi montrer qui ils sont», explique pour sa part la professeure Monney.

Toutefois, les étudiants démontrent une certaine difficulté à s'approprier les outils techniques reliés au portfolio.

Ultimement, le portfolio numérique devrait être étendu à tous les étudiants en enseignement et pourrait même être utilisé par des étudiants d'autres domaines d'études.

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