Vingt mois pour un trafiquant

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Christian Gagnon a écopé d'une peine d'emprisonnement de 20 mois pour avoir fait le trafic de stupéfiants.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Christian Gagnon a écopé d'une peine d'emprisonnement de 20 mois pour avoir fait le trafic de stupéfiants.

L'homme de 56 ans a été intercepté le 18 décembre 2015 avec une grande quantité de drogues en sa possession. Des perquisitions effectuées dans des résidences de Chambord et de Roberval ont permis aux policiers de retrouver 2500 comprimés de méthamphétamine, 41 grammes de cocaïne, 276 grammes de cannabis et 17 grammes de hachis.

Son avocat Denis Otis a mentionné que la quantité de méthamphétamine s'expliquait par le fait que sa conjointe en consommait beaucoup et qu'il voulait «doser» sa consommation. Il a indiqué que la vente de la marijuana se faisait auprès des membres de la famille pour les «dépanner».

Bien que le juge Michel Boudreault ait accepté la suggestion commune des procureurs d'imposer une peine de 20 mois, il a avisé que le père de plusieurs enfants aurait pu purger trois ou même quatre ans dans un pénitencier. Il n'a démontré aucune compensation envers l'homme en lui signifiant que la vente de méthamphétamine était un crime grave à cause de la destruction qu'elle entraînait.

Ce consommateur invétéré, qui a déjà purgé des peines pour possession et trafic de drogue, ne semble pas vouloir se reprendre en main. «À la prochaine», lui a lancé le juge avant que Gagnon ne retourne en cellule.

Dans les faits, il ne lui reste que 16 mois à purger. Il est incarcéré depuis quatre mois. Son arrestation en décembre a permis de mettre la police sur les traces de Jimmy Saint-Pierre.

Ogonowski risque le pénitencier

Patrick Ogonowski n'a pas tardé, après sa sortie de prison, à se remettre à vendre de la drogue. C'est ce qui a été possible d'apprendre lors de l'enquête préliminaire de cet individu de Dolbeau-Mistassini qui se tenait mercredi au Palais de justice de Roberval. Un informateur a indiqué aux policiers, en février, qu'Ogonowski avait recommencé à vendre des comprimés de méthamphétamine.

Il voulait reprendre le contrôle de la vente de stupéfiants à Dolbeau-Mistassini. L'homme venait de purger une peine de 28 mois à la suite de son arrestation dans l'opération Muscle qui impliquait l'homme fort Jacki Ouellet. C'est à partir du mois de mai que les policiers se sont intéressés davantage à Ogonowski. Les enquêteurs filaient Christian Gagnon, de Roberval (voir autre texte), quand il s'est dirigé à Dolbeau-Mistassini pour s'approvisionner auprès d'Ogonowski. L'enquête a par la suite permis de déterminer qu'Ogonowski s'approvisionnait auprès de Guillaume Lajoie d'Alma. Ce dernier a été arrêté en février avec 12 000 comprimés de méthamphétamine en sa possession.

À force d'accumuler des preuves, les policiers pistent un complice, David Tremblay, qui est allé à Alma chercher de la drogue le 8 octobre. Les agents ont attendu qu'il retourne à l'appartement d'Ogonowski sur le boulevard Walberg pour intercepter les deux hommes. Dans le Pontiac Grand Prix de Tremblay, les enquêteurs ont retrouvé 298 comprimés à la forme d'un ballon de football. Dans l'appartement d'Ogonowski, on a saisi 709 comprimés de méthamphétamines, 11 grammes de cocaïne, 26 comprimés d'ecstasy et du cannabis. Il a été cité à procès le 6 juin. Il risque une peine de plusieurs années dans un pénitencier.

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