«Comme le Canadien en séries»

Le réalisateur Sébastien Pilote... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le réalisateur Sébastien Pilote

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Comme tous les jeunes garçons de son âge, le cinéaste de la région Sébastien Pilote a grandi en jouant avec les figurines de Star Wars et en rêvant à des galaxies lointaines. Avec deux films salués par la critique à son actif, le réalisateur pose maintenant un regard nostalgique sur la saga à succès et se réjouit de voir les gens se rassembler en masse pour prendre part au phénomène.

«On se retrouve avec le même buzz que lorsque le Canadien est en séries et qu'on va voir la partie dans un bar. Je trouve important qu'il y ait des lieux communs de ce genre et c'est plaisant de vivre l'évènement de temps en temps, met-il en contexte. On est comme dans un autre monde. Les spectateurs vont avoir leur trip, ils vont faire la queue et écouter le film ensemble. C'est beau de voir ça alors qu'il y a plein de salles de cinéma vides de nos jours.»

Sébastien Pilote se rappelle avoir dû tenter sa chance au moins trois fois pour assister à certains films attendus dans son enfance. Âgé de quatre ans lors de la sortie du premier épisode de Star Wars en 1977, il l'a visionné des années plus tard avec le premier lecteur VHS de la famille, mais le cinéphile le connaissait déjà par coeur et réinventait l'histoire dans ses jeux.

«En région, on n'avait pas accès à tous les films dès leur sortie comme aujourd'hui. On se faisait raconter l'histoire par ceux qui avaient vu le film à Montréal et c'était encore mieux, on laissait aller notre imaginaire.»

La série était parmi ses préférées, même si le créateur des longs-métrages Le Vendeur et Le Démantèlement a depuis des goûts plus développés. Il assistera à la représentation du Réveil de la force vendredi à Chicoutimi avec sa fille de 12 ans. «J'aime le cinéma dans son ensemble, autant les films de divertissement que ceux plus philosophiques. Même si l'histoire est très simpliste, je n'ai pas boudé mon plaisir quand j'ai réécouté les premiers épisodes récemment.»

Selon Sébastien Pilote, le côté «naïf» est la plus grande force et la pire faiblesse de Star Wars. Il n'y a pas de nuances entre le bien et le mal et les personnages sont des archétypes. «C'est facile pour le public de s'y identifier. C'est drôle, car avant de rallier autant de fans, le réalisateur Georges Lucas en était lui-même un et il s'est inspiré des films de samouraïs, de cow-boys et de chevaliers.»

Le cinéaste s'attend donc à un divertissement «honnête et spectaculaire», qui saura sûrement plaire aux amateurs de la saga qui ont été déçus par la dernière trilogie, grâce à un retour à des techniques plus traditionnelles. «À mon sens, les vrais costumes, les vrais décors et l'utilisation des maquettes donnaient un effet bien plus réussi que l'univers créé numériquement!»

Star Wars vu par Sébastien Pilote

Les retouches numériques de la première trilogie: «Une horreur, un crime. C'est très dommage qu'on n'ait plus accès aux versions originales.»

Son personnage préféré: Han Solo. «Il est intéressant parce que c'est le seul avec du relief, qui n'est pas unidimensionnel. C'est un cow-boy avec son revolver, un mauvais garçon qui n'est ni tout noir ou tout blanc.»

Son épisode favori: Un Nouvel Espoir pour les souvenirs et L'Empire Contre-Attaque pour la qualité cinématographique.

La planète qui le faisait le plus rêver: Le monde désertique de Tatooine, où est né Luke Skywalker, et le fameux saloon avec les hommes des sables et les chasseurs de primes. «On se croirait dans un western. C'est pour moi la scène la mieux réussie.»

La plus grande réussite de la saga: La musique de George Williams

Répliques cultes: «Toutes les conversations entre Han Solo et Chewbacca, ce sont de petites perles.»

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