Un déménagement efficace et discret

La délicate opération de déménagement du cimetière des... (Jeannot Lévesque)

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La délicate opération de déménagement du cimetière des soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, nécessitant le déplacement de 422 sépultures du site actuel du rang Saint-Joseph jusqu'au nouveau cimetière situé près de celui de la paroisse Ste-Anne, a commencé hier matin et devrait se dérouler pendant les quatre prochaines semaines.

Jeannot Lévesque

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La délicate opération de déménagement du cimetière des soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, nécessitant le déplacement de 422 sépultures du site actuel du rang Saint-Joseph jusqu'au nouveau cimetière situé près de celui de la paroisse Ste-Anne, a commencé hier matin et devrait se dérouler pendant les quatre prochaines semaines.

La Corporation des cimetières catholiques de Chicoutimi a été mandatée pour mener à terme ce projet qui permettra à la congrégation de s'assurer un suivi à long terme de son lieu de sépulture. Les travaux réalisés depuis hier matin se font dans la discrétion et la direction de la congrégation a demandé à ce que les médias respectent cette consigne. Il n'était donc pas possible d'accéder au site actuel de sépulture.

«Je me suis rendu sur les lieux ce matin (hier) et il n'y a vraiment rien à avoir. Un tracteur retire de la terre. Il n'y a plus de croix ou de pierres tombales sur le site. Les responsables des travaux avaient installé des piquets avec des numéros. Nous préférons attendre pour l'inauguration de notre nouveau cimetière», a expliqué au Quotidien soeur Pierrette Gauthier.

Ancienne ferme

Le cimetière des soeurs était situé dans un lieu retiré de l'ancienne ferme du rang Saint-Joseph. Aujourd'hui, le site est exploité par les Fermes Solidar. Il faut pénétrer à l'intérieur des terres pour se rendre au cimetière où des soeurs ont été inhumées au cours des dernières années puisque le lieu de sépulture était toujours utilisé par la congrégation.

Même si le projet a été préparé de longue date, Soeur Pierrette Gauthier souligne qu'il s'agit d'un moment très important puisque ce déménagement ravive des souvenirs et surtout, permet un moment de réflexion sur le travail de bâtisseuses de ces femmes qui ont formé des centaines d'enseignants qui retournaient dans les rangs et villages pour dispenser l'instruction auprès des enfants.

«Ce sont des femmes qui ont travaillé très dur. Au début de la colonie, ce n'était pas facile pour les religieuses qui devaient affronter les problèmes et la maladie», ajoute soeur Pierrette Gauthier.

Monuments

Les monuments fabriqués par Granit Moreau pour immortaliser l'identité de ces 422 religieuses sont d'une grande beauté, en granit gris et noir. La simplicité des pièces confère une majesté à ce nouveau cimetière qui sera administré par la corporation pour le compte de la congrégation.

Les plus imposants sont les six grandes plaques de granit qui contiennent les noms des 263 sépultures qui seront regroupées dans la fosse commune située à l'extrémité du terrain. La lecture de ces noms et surtout des dates de naissance et décès illustre très bien combien la vie était dure à cette époque. La première religieuse de la congrégation a été inhumée dans le cimetière du rang Saint-Jospeh en 1900, à moins de 30 ans. À l'époque, les maladies contagieuses faisaient des ravages au sein de la population et n'épargnaient pas les membres des communautés.

Le hasard fait drôlement les choses puisque la fondatrice de la congrégation, Françoise Simard, est née dans la paroisse Sainte-Anne. Il est même possible de voir le cimetière à partir de la maison ancestrale qui est toujours habitée par un membre de cette famille. Elle a traversé la rivière Saguenay un 3 novembre 1894 pour aller fonder la congrégation.

Symbolique

Symboliquement, les religieuses retournent dans la paroisse Sainte-Anne et l'inauguration aura lieu le 5 octobre.

La dépouille de la fondatrice a été exhumée du cimetière du rang Saint-Joseph et inhumée dans la crypte de la chapelle de la maison-mère. La congrégation a tout de même fait ériger un monument dans le centre du nouveau cimetière au cas où, dans le futur, la congrégation décide de déplacer la fondatrice pour l'inhumer avec ses collègues.

Selon le directeur général de la corporation, Alain Girard, le nouveau cimetière compte une fosse commune ainsi que des îlots de trois cercueils. Des espaces ont également été prévus afin d'accueillir les autres membres de la congrégation.

ltremblay@lequotidien.com

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