Rentrée optimiste au Conservatoire

Voici une partie des étudiants et des professeurs... (Photo Le Progrès-dimanche, Jeannot Lévesque)

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Voici une partie des étudiants et des professeurs rattachés au Conservatoire de musique de Saguenay. Ils vivent une rentrée beaucoup plus agréable que la précédente, alors qu'on doutait des chances de survie de l'institution.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il y a un an, le Conservatoire de musique de Saguenay se trouvait dans l'aile des condamnés à mort. Le conseil d'administration du réseau s'était prononcé en faveur de sa fermeture et le nombre d'élèves avait atteint un creux historique. Nommée par intérim, la directrice générale Louise Bouchard avait présidé une rentrée qui rimait avec morosité.

«On a alors atteint le fond du baril. C'était comme un abcès. Il fallait que ça bouge», décrit-elle aujourd'hui. La crise existentielle qui a failli emporter l'institution s'est résorbée de la manière que l'on sait. Le gouvernement Couillard a désavoué le projet de centralisation des activités à Montréal et Québec, tout en s'engageant à ne fermer aucune école.

La semaine dernière, le Conservatoire de musique de Saguenay a donc vécu une rentrée différente. La grande nouvelle, source d'optimisme pour la suite des choses, tenait à la présence de 55 élèves, soit 15 de plus qu'en 2014. Ça représente le ratio d'augmentation le plus élevé de tout le réseau.

«Il s'agit d'une progression extraordinaire. Elle nous donne la confiance nécessaire pour continuer à faire du développement», commente Louise Bouchard. Appelée à cerner les facteurs qui ont mené à une hausse aussi spectaculaire, elle invoque deux initiatives centrées sur la relève: le projet Hors les murs et l'Harmonie Banque Nationale.

Les formations données dans des écoles primaires, autant que les oeuvres apprises en groupe, dans une ambiance conviviale, ont amené plusieurs enfants à développer un goût pour la pratique de la musique.

«Ils ont été nombreux à participer aux auditions», note la directrice générale, dont la permanence a été officialisée au printemps.

Pas de contingentement

L'autre bonne nouvelle, indicatrice d'un réel changement de mentalité, tient au fait que tous les candidats ayant atteint un niveau suffisamment élevé pour entrer au Conservatoire de Saguenay ont été acceptés.

La direction du réseau, qui aurait pu imposer une forme de contingentement, a montré qu'elle était prête à investir dans la relance de l'institution.

Le mandat donné aux écoles consiste à recruter plus d'étudiants et parmi les retombées générées par cette politique, on remarque l'ajout de trois trompettistes et deux percussionnistes à Chicoutimi. Seuls l'orgue et le basson demeurent sur la touche, mais on sent une volonté de remédier à ce problème.

«Nous avons un défi à relever, celui de faire connaître des instruments qu'on n'a pas l'habitude de voir», affirme Louise Bouchard. Entre autres initiatives, elle songe à étendre la portée du projet Hors les murs. Pourquoi ne pas aller dans le Haut-du-Lac et sur la Côte-Nord, par exemple, quitte à ajuster la formule pour tenir compte des distances?

Il y a aussi la réserve de bonne volonté dont jouit le Conservatoire de Saguenay depuis que la crise est terminée. Les enfants n'y pensent pas trop, mais les parents ont compris qu'une page sombre a été tournée.

«Ça rassure les gens, le fait que le gouvernement nous ait dit de continuer. Ils nous font confiance», se réjouit la directrice générale.

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