Coupable de voies de fait

Tuan My Truong quitte la région

Tuan My Truong avait été reconnu coupable de... (- Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Tuan My Truong avait été reconnu coupable de voies de fait armées, menaces de mort et voies de fait.

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Tuan My Truong a pris le chemin de Montréal comme prévu, hier après-midi. Il a été amené en taxi du palais de justice au terminus de Chicoutimi et a quitté en autobus sur le coup de 13h35. Fait rare, avant de sortir de la salle de cour, l'accusé a pris soin de remercier son avocat et la procureure de la Couronne.

Le Vietnamien, qui habite maintenant la métropole, avait été reconnu coupable de voies de fait armées, menaces de mort et voies de fait envers un policier, jeudi. Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, l'a condamné à 94 jours de détention, hier, une sentence déjà purgée en temps préventif.

«C'est la première fois que j'ai un jugement contre moi, ici à Chicoutimi. J'ai eu l'honneur de vous connaître et je veux en profiter pour remercier mon avocat et la procureure de la Couronne», a dit Tuan My Truong par le biais de son traducteur.

«Avez-vous d'autres remerciements? C'est rare que ça arrive, on va en profiter!», s'est permis le juge Michel Boudreault.

L'avocat de la défense, Me Olivier Théorêt, a rappelé que son client a posé des gestes graves qui n'ont toutefois pas eu de conséquences physiques pour les victimes, son ancien patron et propriétaire, et un policier de la Sécurité publique de Saguenay.

Rappelons que le 6 mai 2014, Tuan My Truong a eu une altercation armée (couteau) avec le propriétaire du restaurant Les Colombes pour qui il avait travaillé du 19 mars 2013 au 30 avril 2014. Ce dernier voulait l'évincer de l'un de ses appartements parce qu'il ne payait plus son loyer. Lors de son arrestation, il a poussé un policier et lui a craché au visage.

De son côté, la procureure de la Couronne, Me Audrey Allard, a rappelé que l'accusé a été détenu par mandat de banc depuis le 15 juin parce qu'il ne s'était pas présenté à sa date de comparution, en octobre dernier. Il a été arrêté à Montréal à la suite d'une altercation alors qu'il devait se trouver à Chicoutimi.

«Il n'a pas plaidé coupable, il n'a pas fait la preuve qu'il a des regrets et il a des antécédents. Heureusement, il n'y a pas eu de blessés, mais il ne faut pas banaliser ses gestes», a-t-elle dit, demandant au juge une sentence de six à dix mois d'emprisonnement moins le temps préventif.

«Nous n'avez aucun dossier de violence, mais ce n'est pas une raison de passer sous silence ce qui s'est passé et de vous donner une chance. Il n'y a pas eu de victime ni de blessé, mais ce sont souvent des gens comme vous, sans passé de violence, à qui il va arriver un incident grave. À bien des égards, je crois des parties de votre témoignage», a déclaré le juge Boudreault.

L'accusé est toutefois soumis à une probation de deux ans, les 12 premiers mois avec suivi. Il devra se présenter à un agent de probation d'ici lundi, au Palais de justice de Montréal, et entreprendre toute thérapie nécessaire pour régler son problème de violence. Il n'a plus le droit de se présenter dans le district judiciaire de Chicoutimi et ne doit pas importuner le propriétaire du restaurant Les Colombes. Il doit également fournir un échantillon d'ADN.

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