Saguenay va en appel

Une manoeuvre politique, selon l'ERD

Entourée de ses attachés politiques et du président... (Photo le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Entourée de ses attachés politiques et du président par intérim Aurélien Leclerc, la conseillère Josée Néron affirme que l'appel qui sera logé n'est qu'une manoeuvre politique destinée à nuire à l'opposition.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La conseillère désignée de l'Équipe du Renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, qualifie de manoeuvre politique destinée uniquement à embourber l'opposition la décision du maire Jean Tremblay d'en appeler du jugement Bellavance rétablissant le cabinet de sa formation.

Lors d'un point de presse devant sa résidence entourée de ses attachés politiques, Mme Néron a affirmé que le maire Tremblay s'acharne à ne pas vouloir reconnaître le rôle de l'opposition, qui pourtant, joue un rôle essentiel dans la démocratie municipale. «La population a voulu se donner une opposition pour effectuer du travail et interroger l'administration municipale. Le maire tente de maintenir une situation de dictature où les citoyens, conseillers et gens d'affaires ne peuvent afficher leur opinion en se prêtant à des mesures de harcèlement et musellement. Il est temps que ça cesse», a-t-elle déclaré.

Elle a qualifié de tissus de mensonges le communiqué de presse publié par le maire qui prétend que le respect de ce jugement implique l'obligation de reformer tant le cabinet du maire que le cabinet de l'opposition pour une dépense de 1,8 million $ uniquement pour

le mandat actuel, soit 600 000 $ pour chacune des années 2015, 2016 et 2017. Elle a précisé que selon les règles légales, Saguenay ne peut contrôler les dépenses des cabinets puisque celles-ci sont fixées à 0,32 % du total des dépenses prévues au budget, ce qui représente autour de 305 000 $ annuellement. «Ce n'est pas un coût inutile puisque l'opposition est là pour permettre à la population d'être entendue. Le maire doit savoir qu'il y a un coût à la démocratie». Selon elle, l'appel qui sera logé est purement fondé sur des motifs politiques destinés à occuper et embourber l'opposition et l'empêcher de faire son travail.

Mme Néron a poursuivi en déclarant trouver curieux que le maire se préoccupe soudainement des coûts des cabinets depuis la présence d'une opposition alors que pendant dix ans, il a maintenu le plus volumineux cabinet parmi les villes de la province. «Avait-il le souci des citoyens à l'époque ou son cabinet avait 1 M$ de dépenses».

Outrage au tribunal

La conseillère a mentionné que depuis la publication du jugement, l'administration municipale n'a pas bougé même si elle a dix jours pour dégager les crédits nécessaires. «Nous avons logé un appel au bureau du directeur général, Jean-François Boivin et nous n'avons pas eu de retour». Il est clair que lorsque les délais seront expirés, l'ERD entend faire valoir ses droits et déposer une requête pour outrage au tribunal.

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