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Triple sec, une série de belles surprises

Benoît Arcand, Caroline Bélanger et Jérémie Desbiens sont... (Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Benoît Arcand, Caroline Bélanger et Jérémie Desbiens sont frères et soeur dans la pièce Triple sec. Ils ne sont pas à bout de surprises dans leur préparation d'une «surprise party».

Photo Le Quotidien Louis Potvin

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Louis Potvin
Le Quotidien

Il y a de bien belles surprises dans la pièce Triple sec: des comédiens éclatants, quelques bons rebondissements et un texte amusant qui donnent un théâtre d'été intelligent.

Bien sûr on rit. Mais pas d'un rire gras découlant de gags grossiers comme nous ont habitués certaines pièces pour ce genre de théâtre. Triple sec ou guide de survie en cas de surprise ratée est une comédie simple et efficace, présentée à Roberval cet été.

Quatre des cinq comédiens sont de jeunes finissants de l'École nationale de théâtre qui ont créé la troupe du 2x4. Ils déploient tout leur talent et surtout démontrent leur amour du théâtre en proposant un texte original, écrit spécialement pour eux par Maxime Champagne. Ils font confiance à un ami et les comédiens le rendent bien. Ils veulent faire leur place au soleil et ils ont tout le talent pour y arriver.

Bien que le texte ne soit pas parfait, on y retrouve certaines longueurs, l'histoire est bien ficelée, car on ne voit pas venir les «punchs» de la deuxième partie.

Les trois enfants de Maurice tentent d'organiser un «surprise party» pour la retraite de leur père. Un peu mal pris, ils s'y prennent un peu tard et le retraité ne se présente pas. Pire, ils devront aller à sa rencontre loin de Montréal. Le spectateur passe donc de surprise en surprise.

Régis, René et Nathalie (vous comprendrez le lien si vous assistez à la pièce) sont déconcertants. Régis est une espèce de «looser» sympathique, bien campé par Benoît Arcand. Il rend ce fainéant très attachant. Son jeu est parfait.

René, interprété par Jérémie Desbiens, est chiant à souhait. Le comédien ne pousse pas trop la note, ce qui permet de découvrir le bon gars derrière sa suffisance. Très solide.

Tout comme l'hystérique Nathalie qui est passablement coincée. On aurait aimé un peu moins de retenue dans le jeu de Caroline Bélanger: il y a encore de la place avant de tomber dans la caricature. Elle aussi démontre une belle finesse, signe de son grand potentiel.

Il faut dire que lors du passage du Quotidien, jeudi, la production reprenait après quelques jours de congé. On sentait un manque de rythme qui va certainement s'améliorer au cours des représentations. Aussi, comme il n'y avait qu'une vingtaine de spectateurs, les comédiens recevaient moins d'énergie, ce qui explique le flottement.

La pièce prend véritablement son envol après l'entracte. Marion Barot, qui incarne Marie-Josée, y est pour quelque chose. Une femme complètement défoncée. Son énergie donne l'impulsion à la deuxième partie. Sa vigueur provoque ses compagnons de jeu, ce qui rend les scènes plus dynamiques.

Christian Ouellet, bien connu dans la région, incarne le père. On ne le voit que trop peu longtemps. Comme toujours, il est très solide.

La mise en scène est efficace, mais sobre. Il y a de belles trouvailles notamment avec le claquage de main pour ouvrir et fermer les lumières de la maison. Triple sec est une belle surprise, que les gens de Roberval et des environs devraient s'offrir. La pièce est présentée du jeudi au dimanche à 20h, à la Salle Lionel-Villeneuve jusqu'au 9 août.

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