De retour du Népal

Les membres de l'Équipe d'intervention en cas de... (Courtoisie Forces canadiennes, Cynthia Wilkinson)

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Les membres de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe lors de leur embarquement à bord du CC-177 Globemaster III à l'Aéroport international Tribhuvan, jeudi.

Courtoisie Forces canadiennes, Cynthia Wilkinson

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Patricia Rainville
Le Quotidien

La mission humanitaire de la 2e Escadre de Bagotville au Népal a pris fin cette semaine. Après 31 jours en terre népalaise, le lieutenant-colonel Francis Mallet et le major Simon Comtois reviennent au bercail avec le sentiment du devoir accompli.

C'était la première mission humanitaire pour les deux militaires, rattachés à la 2e Escadre de Bagotville. Quelques heures seulement après qu'un violent tremblement de terre ait secoué le Népal, Francis Mallet et Simon Comtois ont appris qu'ils prendraient part à la mission de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe des Forces canadiennes. Ils ont atterri à l'aéroport de Katmandou le 29 mai.

«On s'attendait à voir un pays complètement dévasté, mais Katmandou n'était pas aussi touchée qu'on l'aurait cru. Ce n'est que plus tard que nous avons été témoins du désastre», a affirmé le lieutenant-colonel Francis Mallet.

Les premières nuits, les deux militaires, accompagnés d'une trentaine d'autres membres des Forces canadiennes, ont dû dormir à la belle étoile, tout près de l'aéroport international de Katmandou. «Il n'y avait pas de système informatique ni d'endroit où nous pouvions nous installer. Ça va avec tout le chaos qui règne dans les endroits où une catastrophe naturelle frappe. Nous devions nous organiser rapidement pour acheminer l'aide humanitaire, en assurant du support aux avions militaires qui arrivaient», explique le major Simon Comtois.

Les premiers jours, les militaires ont dû rendre le site opérationnel, afin que les forces armées puissent rapidement acheminer l'aide aux Népalais. Le lieutenant-colonel et le major ont ensuite pris le chemin du petit village de Sankhu, où 90% des infrastructures avaient été détruites.

En collaboration avec les forces armées népalaises, les militaires de la 2e Escadre ont travaillé durant trois semaines à Sankhu, afin de nettoyer les rues et aider les Népalais. «Nous avions une super collaboration avec l'armée népalaise et la réaction des Népalais était très positive à notre égard», a expliqué Simon Comtois.

Durant leur passage, les militaires ont rempli l'équivalent de 700 camions de débris et soigné 700 habitants. «Ce qui m'a le plus marqué, c'est l'attitude des Népalais. Certains avaient tout perdu; leur maison, leur emploi, un proche et même un enfant, mais ils continuaient d'avancer. Les enfants souriaient. C'est à ce moment qu'on se rend compte à quel point on est choyé. Ce genre de mission nous donne de vraies leçons de vie», a affirmé le lieutenant-colonel Francis Mallet.

Les deux militaires sont rentrés au bercail hier matin. Le Canada était l'un des derniers pays à quitter le Népal. Au plus fort de la crise, il y avait des forces armées de 30 pays. Actuellement, ce sont les forces népalaises et plusieurs organismes non gouvernementaux, comme la Croix-Rouge, qui ont pris la relève.

prainville@lequotidien.com

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